‹ Un poète philosophe: Sully PrudhommeChapitre 5 sur 13 · PARME · texte numérisé non relu

PARME

L'air doux n'est troublé d'aucun bruit, Il est midi, Parme est tranquille ; Je ne rencontre dans la ville Qu'un abbé que son ombre suit.

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Sa redingote Eût soutane Et loi tombe jusqu'aux talons, <

n porte un feutre aux bords très longs. lx*l~ ~* T Culotte courte et grande canne.

Cet abbé chemine en priant, Et seul au milieu de la rue, Tout noir, il fait sa tache crue Sur le del tendre et souriant.

Cette tache que les abbés font sur le ciel, pour le dire en passant, Sully ne parait pas l'aimer beaucoup. Son respect pour l'œuvre du Christ ne l'a pas empêché déjuger sévèrement, en plus d'un endroit, l'œuvre de ses serviteurs si peu ressemblants, et il ne me semble pas très éloigné de penser des religions ce qu'en pensait son maître Lucrèce.

C'est au retour de ce voyage, si je ne me trompe, que parut son second livre, les Épreuves. C'est un recueil de sonnets philosophiques. Il aime la forme du sonnet. Elle a quelque chose de rigoureux et de subtil, deux qualités qui sont précisément celles de sa pensée. Est-ce pour cela qu'entre tous ses ouvrages, c'est, dit-on, celui-là qu'il préfère? Est-ce aussi parce qu'il y a, en quelque sorte.

résumé d'avance toute sa vie en ces quatre visions du livre : Amour, Doute, Rêve, Acti C'est pour toutes ces raisons sans doute ; p être aussi parce que c'est encore une œi de jeunesse, et qu'une œuvre de jeune c'est un miroir où Ton se voit en beau.

Il a publié ensuite les Solitudes qui s à mes yeux, son œuvre capitale, en tant poète; j'énumèrerais toutes les pièces s voulais citer les chefs-d'œuvre de pensée d'expression que contient ce volume, si vi si pur, si vivant, si profond ! Mais je vais en lire quelques-unes : .

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