‹ Un Point De Technique Dans La Cure Radicale De La Hernie CruraleChapitre 3 sur 7 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Il n’est pas un étudiant, parvenu au terme des études médicales, qui ne sente mieux alors toute la dette de reconnaissance contractée envers ses Maîtres un peu chaque jour pendant quelques années vécues près d’eux.

Est-ce la soutenance de thèse avec son caractère particulièrement solennel, heureusement conservé dans notre Ecole qui, par sa gravité, frappe l'esprit même des plus sceptiques? Peut-être, mais c’est à ce moment-là surtout que le futur médecin, dégagé des soucis d’études, oublieux d’une vie d'étudiant joyeuse et facile, envisage dans toute son ampleur son rôle social. Dans une vision nette des difficultés de la tâche et des responsabilités prochaines, à devient plus modeste: cette griserie va se dissiper que... donnent toutes les connaissances fraîchement acquises et, loin de tirer vanité de sa formation médicale, l’élève en attribue Le plus grand mérite à ceux qui en sont les auteurs.

Certes, nous n’aurions jamais manqué à ce devoir traditionnel de remercier nos Maîtres de la Faculté et des Hôpitaux; mais c’est seulement à notre retour de la guerre, après cinq années d'épreuves qui trempent les caractères et achèvent la maturité d'esprit, que nous avons vraiment compris ce qui fait la gloire de notre Ecole et la valeur de son enseignement: son passé historique et scientifique, ses traditions, ses découvertes anciennes el récentes, el plus encore, l'originalité de ses doctrines qui semblent emprun-

ter à ce pays, à son ciel même, leur harmonie et leur clarté.

Que de souvenirs seraient à évoquer, que de noms célèbres à citer! Notre pensée reconnuissante va vers tous les Professeurs de notre Faculté, ceux d'hier et ceux d’aujourd’hui qui, ayant pour mission de veiller sur le patrimoine légué par leurs aieux, le transmettent, en l’embellissant encore, aux générations à venir. Chercheurs inlassables, durant leur vie entière vouée aux sciences médicales, ils sont en face de la Maladie, cet autre Sphinx, et luttent sans répit pour lui arracher peu à peu son secret.

Nous prions plus particulièrement notre Maître, Monsieur le professeur ForGue, de nous permettre de lui exprimer ici nos sentiments reconnaissants. Depuis longtemps son élève, nous devons tout ce que nous avons pu connaître dans le domaine chirurgical à la perfection de son enseignement clinique d’une forme élégante, si persuasive et d’une rare clarté d'exposition. Il nous serait impossible de dire ce qui nous a le plus séduit en lui, de l’homme de science universellement connu par son œuvre et ses écrits, du chirurgien remarquable de maîtrise et d’habileté dans l’acte opératoire, ou du clinicien que nous avons connu de près en maintes circonstances particulières: le souvenir nous est encore gravé d'un cas récent où se sont affirmées, une fois de plus, la précision de son diagnostic et la sûreté de son pronostic.

D'autre part, nous avons été très touché de son accueil aimable et de sa bienveillance extrême, apanage, semblet-il, de la vraie supériorité. Et la faveur dont ü vient de nous honorer en nous réservant, comme sujet de thèse, sa dernière innovatnn inédite dans le traitement opératoire des hernies crurales, augmente encore notre gratitude envers lui et notre profond attachement. Pa

En même temps, nous ne pourrons jamais assez remer- :

cier notre ami, le docteur Roux, chef de clinique chirurgi-

cale, qui nous a si souvent donné des preuves de son amitié

entièrement dévouée et qui a bien voulu, pour notre thèse, nous aider très amicalement de ses excellents conseils.

DANS LA

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