‹ Un portrait russeChapitre 1 sur 143 · SOMMAIRE · texte numérisé non relu

SOMMAIRE

Influence lies ljji>irrai>Iii»'e.— r.m-ntB île Mlle Kli^abpth Troli»ft' hpt'ranski, nOe à Siiiiît-Péter-bnuru ( IT'>.*). — Sun eiil.inro U Kiolï. — Son retour trio]ii]i1.ul auprt'!> <ic s «n lu-rf qui fait «fou Oilueation. — Kilo le Buit dans 8«.»n internement :t NijniH-Nowporod. — Motifs «lo Tt-xil inji-Bte île M. fcii«»ïianiiki à Pernu». — Elle olitiont la urju-o de w^n i»ère, nommé piMiverneur do rciiMa : état de maison qu'il tient avec fc.i tille. - Il di-vient pouverueur fl<^u*''TA\ de SiWérie i ISiSi. — La rentrée de :M11«; Sj«éranfki à Saint-PétersbouTU. — l'ne liaison nialîieureni-e. — Sa iirénontation ù la eour. — Son mariaue uwv M. lî:i«réeft. pouv,.«rn»»ur de Tclievuim>ff. — Naiciênuce de «on nls Muhiîl ilH'iV). — M. iJauréoiî, directeur de la liauque de haint- P«'t».rrb'^nrsf. — Si»eir-ti' de Mme Jfjij^réett danu cette eaiiit.ile: l'ouebkine. Mickifwicz. Poutourlinc , BrulolT. Karau)!>ine. — Incurie iinanciérc de M. B.'ii^réefl. — La conspiration de Isi'i ù Saint -P/'iershourj^ et renii.ereur >'i«>»la«:. — lu ami de Mme liugn'fff y est eumpromi!» et déporté en Sibérie. — Nai'iHauce jl'une fille cle Mme de Bau'réeflf «jui s'occupe d'infctrnire .■«es en I an f.. — Ksi^ai» littéraire- qui ee rattaeheiit à sa vie mondaine. — Le cbaurin ni'»ti.ve p-.i retraire. — J.e t/ar intriïfué h un bal. — Mine de lîagn'etf û Skevi-ninuen jinr la mer du Nord. — Aehut du bien de 1{<Juroinka avec deux mille sertV. dans le jiouvernemont de P<dtawa. — <i»-tion île ce domaine i>av ^l. lla\îiC-cf\. — Honneur!» du Cfinte Spéranfki; s«es travaux: entretii-n de sa tille avec le tzar. — Mort <iu comte et contiication de ?■»•> ])apier«}. — l)i!«i^râce de Mme B:i«ré» ff ù la cour. — Son voyage ft Ki&sinsren et à (îastein (ISIftM. - S^in i«éjour ù Fiancfoit. son excur-*ion «-n Angleterre, et ses visite* au gT»n<l-Un<' liéritier u Darm^tadt. — S:i guérison en Autriche. — Son tour de Suis-iie et na rentrée ù Vieni;e. — Soeiété littéraire de cette Tille: lirillpar/er.

La vif d'un i»crsonnago c^t toujours im enscigiieineiit pour le vulgaire. Los gens cVesprit coini)rennent cViiituition une telle existence, sans laisser d'en suivre la trace avec intérêt. Qui de nous n'a lu Plutar<iue. et qui ne sait que Jean-Jaques Rousseau lui doit les traits nobles de sa plume et peut-être les dignes endroits de sa carrière? Dans le chapitre des influences qui ont déteint sur l'auteur des Confessions, sans doute n\)U-

BAOB£crF-Sp/.KA.N<>KI. '

IN PORTHAJT RISSK.

blié-je pas la part de son siècle ni celle de la civilisation engendrée par le christianisme, n(>n<>l)stant les furieuses dénégations de rEncycIopédie. Mais la fréquentation du biographe de Chéronée n'a-t-ellei>as valu au citoyen de (icnève les cotés k)ual)les de son caractcre, cette probité républicaine, cette indépendanc(î ombrageuse, cette liaine de la mollesse et par dessus tout ce resjiect de la rehgion frappé(^ alors d'impopularitéV Pourtant il démentit maintes lV>is par sa conduite ses solennelle^ apologies de la vertu. Misère de Ihomme (jui se dédonl)le! L'écrivain exemplaire se séparait du particulier méprisable, renouvelant cet antique divorce de Salluste avec lui-même, rapace proconsul d'Afrique et patricien débauché de Home, mais historien intègre, stigmatisant le vice et les forfaits.

C'est une joie de trouver chez un écrivain de hautes pensées, la lumière d'une vive inteUigence, les inspirations du génie et les mouvements de Tenthousiasme. Mais si une modestie extrême règne au milieu de> richesses du talent et des dons de la nature, ce renoncement de Tamour-propre est pour Técrivain un nouveau triomphe aux yeux du critique impartial; et vous estimez singulièrement Racine de s'être^ déplu à Télogo de ses tragédies. Mais encore apprenez-vous un jour que ces écrits éloquents ne sont (pie l'écho atfaibli de ])onnes actions, que toutes ces idées sont la fornnile d'un caractère réel, que c(î feu d'une composition n'est (jne le reflet de convictions ardentes, qmî ces élévations de Tesprit et du sentiment traduisent le dévoùment et l'abnégation éprouvés; en un mot, que tel monument httéraire n'est que le miroir extérieur d'une âme vivante:

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