‹ Un portrait russeChapitre 132 sur 143 · LES FUNÉRAILLES · texte numérisé non relu

LES FUNÉRAILLES

Dans la sépulture des morts, ils font beaucoup de cérémonies presque superstitieuses et même profanes : c'est ainsi qu'ils mettent dans le cercueil des lettres de recommandation pour saint Nicolas, qu'ils croient être le portier du ciel, comme les romains pensent que c'est saint Pierre. Mais lorsque, l'hiver, la terre est si endurcie par la gelée qu'ils ne peuvent creuser des fosses, ils cachent les cadavres dans une maison publique appelée boshedom, où ces dépouilles sont raidies par le froid; au retour du printemps et à la fonte des glaces, chacun reprend ses morts qui sont mis en terre avec leurs vêtements. Outre les prières pour les défunts après qu'ils sont inhumés, Jls emploient des femmes qui font des pleurs et des hurlements païens, et demandent aux morts avec de grands cris, comme les parents pourquoi, ils ont trépassé et antres choses semblables, de sorte qu'il est moins permis de s'étonner que les Brésiliens et autres barbares se livrent à de tels gémissements. ^

Page 1