III. — Sur Mérimée
A. — Ouvrages divers.
Ern. Seillière, Le Mal romantique. Essai sur l'Impérialisme irrationnel. Paris, Plon-Nourrit, 1908, in-S".
P. 201, note. A propos de Stendhal: «Mérimée semble n'avoir pas aperçu la vanité littéraire chez son ami. » [On a peine à le croire!] — Cf. pp. 200, note; 2 35, note ; 369, note.
Henri-Frédéric Amiel, Fragments d'an Journal intime,
UN POST-SGRIPTUM SUR MÉRtMÉE 69
précédés d'une étude par Edmond Schérer. Genève-Paris- Bâle, 10* édition, 1908, 2 vol. in- 16.
T. II. pp. .S29-330. Succombant au même mal, Amiel, peu de temps avant sa mort, compare ses souffrances à celles de Mérimée, dont il vient de lire les Lettres à PanizzL
Université de Genève. Faculté des Lettres et des Sciences sociales. Cours de vacances et Séminaire de français moderne. — Morceaux choisis de romanciers et de critiques français du XIX^ siècle. — Genève, A. Eggimann et G'*, 5" édition (1908), in-8°.
Pp. 120-13 1. Prosper Mérimée. Extraits de La Vénus d'ille et de Carmen.
Léo Claretie, Histoire de la Littérature française. Paris, Ollendorff, in-8". T. IV, 1909 : Le Dix-neuvième siècle.
Pp. l\\~-t\M : Mérimée.
René Doumic, de l'Académie française, George Sand. Paris, Perrin, 1909, in-i6 carré.
P. 1 17 : George Sand et Mérimée.
Doris Gunnel, Stendhal et l'Angleterre. Préface de M. Ad. Paupe. Paris, Bosse, 1909, in-S".
Gite Mérimée un certain nombre de fois. \ . p. 3i3, à l'Index.
Frédéric Nietzsche, « Ecce Homo », suivi de Poésies, traduit par Henri Albert. Paris (éd. de la Société du Mercure de France), 1909, in-i6.
Pp. 53-54.
Augustin Filon, Mérimée et ses amis. Avec une bibliographie des œuvres complètes de Mérimée par le vicomte de Spoelberch de Lovenjoul, revue par M. F. Ghambon, bi-
bliothécaire de l'Université de Paris. Deuxième édition revue. Paris, Hachette, 1909, \x-[\i2 pp., in-i6.
Cette deuxième édition est précédée d'une nouvelle Préface (pp.XIX-XX), datée de Croydon, Ix novembre 1908. — La bibliographie est notablement complétée: 340 articles au lieu de 209. Une légère erreur que j'avais signalée (Sur Mérimée, p. 5) n'a pas été corrigée. — P. 3/i6, ligne 22 : il faut lire Jaumont et non Jeuinont. — P. 887: 1889. Salon de i83i). Revue des Deux Mondes, i" et i5 aoiîl 1889. Il faut lire avril.
Journal d'Edouard Got, sociétaire de la Comédie-Française (i 822-1 901), publié par son fils Médéric Got. Paris, Plon-Nourrit, in-i6. T. i*"", 1910.
P. 261. Rapports de Got, en i85o, avec Mérimée, à l'occasion du Carrosse du Saint-Sacrement. « M. Mérimée... n'a jamais paru aux répétitions, et je ne l'ai vu qu'une fois chez lui, assez sec et guindé, pour mon petit rôle de secrétaire intime. »
P. 333. « M. Mérimée, sobre et cassant, écrit pour la postérité — peut-être. »
Cf. pp. 196 et 265.
Ch Le Goffic, La Littérature française au xix* siècle. Paris, Bibliothèque Larousse (19 10), in- 16 carré.
P. 79 : i\ppréciation assez curieuse sur Mérimée : « Il est encore incertain si Mérimée fut romantique ou si son amour de la mystification lui fit écrire La Guzla, Le Théâtre de Clara Gazul et peut-être La Chronique du règne de Charles IX. . . »
Ern. Dupuy, Alfred de Vigny; — ses amitiés', — son rôle littéraire. Paris, Société française d'imprimerie et de librairie, in-16. T. i""', 1910.
P. 194 et note. Sur le discours de réception de Mérimée à l'Académie.
P. 378. Mérimée à la lecture des Contes d'Espagne et d'Italie (Cf. Paul do Musset).
P. 389. Lettre inédite de Paul de Musset à Alfred
de Vigny ; il le prie d'apostiller une demande de terrain pour la sépulture de son frère. Il a adressé « la même prière à MM. Mérimée, Sainte-Beuve et Empis. » (Cf. Adèle Colin, Alfred de Musset intime, Souvenirs de sa gouvernante. Paris (igo6), pp. 35o-352 ; et Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. ig).
S. Uocheblave, /l^/'//)/)a d'Aubigné. Paris, Hachette, 1910 (Collection des Grands Ecrivains français), in- 16.
P. i56. Mérimée, dans la Chronique du règne de Charles IX, s'est souvenu du sermon du Père Ange, « un chef-d'œuvre de grotesque », dans le Baron de Faeneste.
Barreau de Paris. — Un Pi^ocès de Mérimée; — i Affaire Libri. Discours prononcé à la Conférence des Avocats, le 5 février 19 10, par M. Henri Guionin, avocat à la Cour d'appel, secrétaire de la Conférence. — Imprimé aux frais de rOrdre. Paris, Alcan-Lévy, 19 10, 26 pp. in-8".
Ces quelques pages n'apportent rien de nouveau sur la question, que M. Maurice Tourneux exposait déjà très clairement en 1879, dans son ouvrage Prosper Mérimée, ses j)ortraits, ses dessins, sa bibliothèque (pp. 116 sqq.). Disons-le en passant, cette question demanderait encore des éclaircissements, non pas sur la culpabilité — aujourd'hui certaine — du condamné, mais sur certains « dessous » du procès, et notamment sur les mobiles, à peine soupçonnés, qui ont pu pousser le prudent Mérimée à prendre le parti de Libri avec tant d'ardeur. La politique fut pevit-être plus étrangère à son zèle que ne le croit M. Guionin. Les contemporains supposaient que Mérimée avait voulu plaire à quelqu'un dans l'entourage de Libri, et ils prononçaient un nom... Tout cela semble avoir été ignoré de M. Guionin.
Georges Delahache, La Cathédrale de Strasbourg. Notice
historique et archéologique. Paris, Longuet, 19 10, 191 pp.,
in-18.
Pp. 64-65. Mérimée, dans un Rapport (inédit) à la
Commission des Monuments historiques, du 2 4 mai i844, critique dos modifications accomplies ou projetées. Contra, Viollel-Le-Duc. — P. 66. La lettre du 10 juin i836 dont il a été parlé plus haut, p. 34-
Madame Juliette Adam (Juliette Lamber), Après l'Abandon de la Revanche. Paris, Lemerre, 1910, in-i8.
P. 400. D'après Flaubert, « c'était d'ordinaire Mérimée qui corrigeait les épreuves de Moscov, comme il appelait TourguenefT ».
Léon Séché, Études d'hisloirc romantique. — La Jeunesse dorée sous Louis-Philippe. — Alfred de Musset. De Musard à la reine Pomaré; la Présidente. — {^Documents inédits). Paris, éd. du Mercure de France, 1910, in-S".
P. 19g. Lettre d'Alfred Tattet à Ulric Guttinger, s. d. [février] i843. Il rend compte d'un souper, « le souper des deux Revues ». Les convives sont Rachel, Vigny, Hugo, Chaudesaigues, Xavier Marmier, Mérimée, Heine, Théophile Gautier, Rémusat, Vivien, Lerminier.
P. 3o4. L'auteur dit que le peintre Biard n'avait qu'un talent médiocre, et il cite, à ce sujet, les lignes du Voyage à trauers V Exposition des Beaux-Arts d'Edmond About : « M. Biard est aussi incapable de peindre un homme du monde que M. Paul de Koch de faire parler les gens de bonne compagnie. Le Salon de M. de Nieuwerkerke est plein de figures spirituelles que M. Biard a uniformément vulgarisées en les soumettant au même sourire et à la même physionomie... Cherchez ce qu'est devenu sous son pinceau M. Mérimée, le plus exquis des romanciers et le plus fin des sceptiques !... » [Voir Sur Mérimée, p. 62.]
Arthur Chuquet, membre de l'Institut, Épisodes et Portraits. Troisième série. Paris, Champion, T911, 271 pp.,
in-i8.
Pp. 2/16-257. Mérimée à Strasbourg et Stendhal à Rome. Ce qui a trait à Mérimée avait déjà été publié par M. Chuquet partie dans les Annales révolution-
naires d'avril-jnin 1908 (voir Sur Mérimée, p. i3/i), partie dans los Feuilles d'histoire du XVW au XX^ siècle, du 1'='' février 1909. Ce sont les souvenirs de M. Louis Spach, archiviste du département du Bas-Rhin, recueillis dans ses « Essais de Littérature française », Zur Geschichte der niodernen franzôsischen Literalur (1877). — En 1848, Spach présente à Mérimée un vieux diplomate russe, M. de Lobstein, que Mérimée avait connu dans sa jeunesse chez Cuvier, et qui le félicite d'être... l'éditeur de la Burla [sic] ! « La physionomie de Mérimée restait immuable, froide comme le marbre ; sous un prétexte quelconcjue il s'éloigna peu de minutes après. »
Georges Gendarme de Bévotte, La Légende de Don Juan. Son évolution dans la littérature du romantisme à l'époque contemporaine. Paris, Hachette, 1911, in-i6.
P. 4- Dans le National du 7 mars i83o, Mérimée célèbre le Don Juan de Byron.
Pp. 20-33. Le Don Juan des Ames du Purgatoire (i834). Don Juan racheté et sauvé, n'est pas Don Juan Tenorio, dont la légende traditionnelle a inspiré Molière et Mozart, et tant d'autres, c'est Don Juan de Marana. Qualités et défauts de la nouvelle de Mérimée; éléments empruntés à l'histoire du héros, qui a réellement existé, éléments (antaislstes.
Pp. 33-37. En i836, Alexandre Dumas donnait au théâtre de la Porte-Saint-Marlin un drame fantastitpie, intitulé Don Juan de Maraiïa ou la chute d'un ange, où il suivait le thème fourni par Mérimée.
Pp. 38-44- A son tour, José Zorrilla, le célèbre rénovateur de la scène espagnole, a fait représenter à Madrid, en i844, un Don Juan Tenorio, pour lequel il s'est manifestement inspiré du Don Juan de Marana d'Alexandre Dumas et aussi des Ames du Purgatoire de Mérimée. « Par une pieuse tradition ininterrompue depuis un demi-siècle, ce drame, moitié humain, moitié religieux, est chaque année représenté le jour des Morts dans toute l'Espagne. »
Pp. 169-171. Le Don Juan de Marana, drame en vers de M. Edmond Haraucourt (1898) procède des
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Ames du Purgatoire, et on diffère en ce que Don Juan trouve en lui-même et sans le secours d'événements extérieurs les mobiles de sa conversion.
[Tous ces renseignements sont à ajouter à ce qui a été dit du « Thétître de Mérimée », Voir Sur Mérimée, pp. i2-i5 et 59-61.]
P. 172, note. L'auteur signale, dans les Eblouisseme/i/s de la comtesse Mathieu de Noailles( 1907), le poème intitulé Don Juan de Maraiïa, dont le sujet a été pris Dans un livre puissant et noir de Mérimée...
B. — Articles de revue.
Michel Salomon, Quelques épisioliers, dans le Correspondant, 25 août 1908.
Pp. 766-770. Compte-rendu de la brochure publiée par le Journal des Débats : En l'honneur de Prosper Mérimée.
Maurice ïourneux, « L'Inconnue » mieux connue, dans V Amateur cf Autographes de janvier ïC)og, pp. 1-9.
A propos de l'ouvrage de M. Alpli. Lefebvre sur La Célèbre Inconnue.
Alb. de Bersaucourt, « LLnconnue n de Prosper Mérimée, à propos d'une récente publication, dans la Revue du temps présent, 2 janvier 1909, pp. 478-/485.
Léon Séché, L'Inconnue de Mérimée, dans Touche-àtout, juin 1909 (avec deux portraits).
Louis Léger, La Littérature Sud-Slave... dans le Journal
des Savants, septembre 1909.
P. A 10- « C'est Nodier probablement qui suggéra à Mérimée l'idée première de celle colossale mystification qui parut pour la première fois h Strasbourg en 1827, sous ce titre: La Gnzla... Plus tard, le bon Nodier, pour avoir séjourné chez les lUyricns, se croyait
UN POSÏ-SGKIPTUM SUR MÉRIMÉE fo
capable de disserter sur leur langue et leur littérature, et lorsque parut, entre les années i832 et i83g, le Dictionnaire de la Conversation et de la lecture, c'est à lui qu'on demanda l'article : Langue et littérature illyriennes... Les trois quarts de l'article sont consacrés à des divagations plus ou moins exactes sur les chants des Guzlars, tels qu'on se les figurait d'après les fantaisies de Mérimée. »
Ad. Paupe, O'Reilly, dans V Intermédiaire des Chercheurs et Curieux, lo janvier 1910.
Sur une amie de Mérimée (M"" Âlberte de Rubempré).
J. Marsan, Le Théâtre historique et le Romantisme (1818- 182g), dans la Revue d'histoire littéraire de la France, janvier-mars 1910.
Pp. 16-19. Conception du théâtre chez 1 auteur de Clara Gazul. Impressions des contemporains.
H. Potez, Les Sources du « Crime de Sylvestre Bonnard », dans \e Mercure de France, i" mars 1910.
P. 8. Une réminiscence certaine de Mateo Falcone dans l'ouvrage d'Anatole France.
Louis Léger, Le russe de Mérimée, dans VOpinion, 'i juin
Pp. 726-727. L'auteur relève un certain nombre — un grand nombre — de contresens dans la traduction du Revisor de Gogol, que Mérimée a donnée sous le titre de Ulnspecteur général.
F. -G. de Maigret, Lettres de jeunesse de Prosper Mérimée, dans VOpinion, ik septembre 1910(3 propos des lettres à Sutton Sharpe, publiées par le Mercure de France).
La mort de Cuvier racontée par Prosper Mérimée, dans La Revue, i" octobre 1910 (extrait des Lettres à Sutton Sharpe).
Letlere cli Mérimée, dans la Nnova Antologin. Rome, i*"' octobre 1910 (à propos des lettres à Sutton Sharpe).
L'Exposition des Amis de la Bibliothèque de la Ville de Paris, dans le Monde Illustré, 29 octobre 1910.
Reproduction d'une photographie de Mérimée (âgé).
Lucien Maury, l'Inconnue, dans la Revue politique et littéraire (Revue Bleue), 5 novendîre 1910 (à propos du livre de M. Alphonse Lefebvre).
L'auteur raille M. Emile Faguet, qui a analysé La Possinn d'un auteur en prenant l'ouvrage comme authentique cl sans vouloir s'en dédire. (Voir Sur Mérimée, pp. 43 et 129.) Il est sévère pour les lettres de Jenny Dacquin, « assez insignifiantes, sauf deux ou trois, et où l'on suit d'année en année le fléchissement d'une fuyante personnalité. En 1889, Jenny Dacquin admire fort l'architecture des palais de l'Exposition ; elle s'enthousiasme pour de Vogue — ô Mérimée ! — Broutilles et misères ».
Maurice Dekobra, Dessins et croquis d'hommes de lettres, dans la Quinzaine illustrée, 26-27 novembre 19 10.
P. 21. Reproduction du portrait-charge de Victor Hugo par Mérimée (V. Sur Mérimée, p. 60).
Frédéric Loliée, Les femmes du Second Empire. La princesse Mathilde et ses amis, dans Historia, 5 décembre 19 10.
P. i3. Reproduction de la photographie de Mérimée qui figurait dans la brochure En l'honneur de Prosper Mérimée, puhHée par le Journal des Débats. (V. Sur Mérimée, p. 53.)