‹ Un Précurseur du Collectivisme: Simon GrangerChapitre 12 sur 34 · SORT · texte numérisé non relu

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elle a rendu plus facile l'accumulation des richesses et l’inégalité des conditions. La monnaie, dans l’origine, n’avait pour objet que de faciliter les échanges ; elle n’était considérée que comme une représentation inerte, stérile des valeurs échangeables, c’est-à-dire des produits destinés à la consommation. La possession alors en était légitime, puisqu'elle remplaçait entre les mains du travailleur la part de fruits qui lui revenait par suite de sa participation à la production générale » (1).

Granger posait ainsi le problème qui devait retenir l'attention de Proudhon et que celui-ci devait essayer de résoudre, en s’efforçant de priver la monnaïe de son pouvoir de spoliation par le système mutuelliste.

Nous verrons que l’auteur de « A chacun selon son Travail » supprime les inconvénients nés de l’usage de la monnaie par l’emploi de bons de travail.

(1) « L’Evangile devant le Siècle » p. 93.

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