A TES
ner qu’une faux. Si le premier confectionne deux cents gerbes à l’heure, alors que le second n’en fait que cinquante, il serait souverainement injuste de donner à celui-là quatre fois plus de bons de travail qu’à celui-ci. Il faut établir une computation qui permette de fournir une rémunération égale pour des dépenses égales de travail, mais accomplies avec des outils ou dans des circonstances différents. Par exemple sur tel champ, un bon de travail d’une heure ne sera alloué que pour quatre bottes, tandis que sur tel autre, la botte vaudra une heure de travail. Ceci d’ailleurs seulement pour l'individu chargé d’effectuer la coupe de la récolte.
La rémunération donnée au producteur devra, dans un même souci d'égalité, tenir compte de la plus ou moins grande fertilité du sol.
Pour chaque produit, existeront donc en réalité des valeurs-travail différentes. Mais la valeur-vente peut-elle être différente de la valeur-travail ? Le magasin de l'Etat ne peut vendre à des prix différents des gerbes de même qualité, sous prétexte que l’une n’a pas été récoltée avec le même outillage que l’autre. Cette valeur-vente sera la valeur-travail moyenne. Il faudra donc que l'Etat collectiviste établisse non seulement, ce qui est déjà fort compliqué, la valeur moyenne du travail enfermé dans chaque produit mais encore qu’il fixe pour chaque ferme, chaque usine, à l’intérieur de chaque ferme, de chaque usine pour chaque
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