‹ Un prince jacobin: Charles de Hesse, ou Le général MaratChapitre 19 sur 31 · LES AIDES DE CAMP DE HESSE · texte numérisé non relu

LES AIDES DE CAMP DE HESSE

Les principaux aides de camp de Hesse ont été, outre Dubois- Crancé, Malet, Barquier, Florentin Moreau, Bouis, Decaussenne, Samyon.

Malet est le futur général, le conspirateur de 1812. Après avoir servi dans la l r0 compagnie des mousquetaires à cheval, du 27 décembre 1771 au 18 décembre 1775, il était commandant des gardes nationales du district de Dôle lorsqu'à la prière de Théodore de Lamelh, Hesse le demanda pour aide de camp. « Je vous prie, écrivait Hesse au ministre de la guerre le 30 juillet 1791, de vouloir bien m'accorder pour aide de camp M. de Malet dont on m'a dit toute sorte de bien et avec lequel je serais charmé de concourir au maintien de la chose publique. » Malet fut nommé le 1 er août 1791 aide de camp avec commission de capitaine. A la fin de Tannée il quittait Hesse pour devenir le 19 janvier 1792 aide de camp de Victor de Broglie.

Barquier (Joseph-David), né le 7 juin 1759 à Antibes, gendarme (4 février 1767), sous-lieutenant de cavalerie (5 novembre 1779), lieutenant au 74 e régiment (15 septembre 1791), capitaine au 7 e régiment (26 avril 1792), a été premier aide de camp de Hesse du 10 juillet 1792 au mois de septembre. On le trouve ensuite adjudant-général lieutenant-colonel (3 septembre 1792) et adjudant-général colonel (3 février 1793). Il est admis au traitement de réforme le 15 avril 1798 et nommé de Tan VIII à

Tan X membre du conseil d'administration de l'hôpital de Perpignan, de Rennes et de Saint-Domingue. Remis en activité par Leclerc dans le grade de général de brigade (12 septembre 1802), promu général de brigade (24 avril 1810), il fut employé dans la 29 e division militaire et dans l'armée d'observation de l'Italie méridionale 1 er septembre 1812). Il a sa retraite le 9 novembre

Morbau (Antoine-Florentin-Thérèse) naît le 18 février 1749. Il entre au service au "r régiment d'artillerie le 24 octobre 17G7 et il fait les deux campagnes de Corse (il reroit une blessure à la cuisse le G février 1761) à l'attaque de Barbaggio). Cependant il monte en grade ; il est sergent le 1 er novembre 1774, sergentmajor lo 23 janvier 1783, lieutenant en troisième le 9 juin 1786. (iràoe à la Révolution, le voilà lieutenant en second (l l ' r janvier 1791), puis lieutenant en premier (6 février 1792), et il pensait être nommé capitaine des canonniers de la légion des Allobroges lorsque liesse le prit pour aide de camp (2i juin 1792). Les commissaires de la Convention le nommèrent, ainsi qu'on Ta vu, adjudant général (23 octobre 17921, mais ce grade ne lui fut pas confirmé, et, comme nombre d'officiers d'artillerie, Florentin Moreau entra dans les volontaires. Il avait été élu le 8 octobre lieutenant-colonel en second du 3 e bataillon du Card, mais remplacé dès qu'on avait su son maintien provisoire d'adjudantgénéral. Le r r décembre, il se fit élire lieutenant-colonel en premier du 7 <: bataillon de la Drome et il le resta jusqu'au T> mars 1711"). IL quitte alors, volontairement, dit-il, et par suite des mouvements révolutionnaires. Puis, — et c'est ce qu'il y a de plus remarquable dans sa vie militaire — il rentre au service comme soldat au 1 er bataillon de Dunkerque (18 août 1796) où il devient caporal (2 septembre 1796) et sergent (22 septembre 17iMï). Il est ensuite incorporé dans la 7 e demi- brigade d'artillerie de marine (30 avril 1798), obtient de Brune le grade de lieutenant 1 23 septembre 1799), — grade qui n'est pas confirmé — et prend sa retraite en l'an IX comme sergent-major, lorsque ses infirmités ne lui permettent pas de continuer ses fonctions.

tar Bouis (Joseph-Marie), dit Bouis aîné, né à Perpignan, le 4 sep- $ ; tembre 1765, quartier-maître trésorier au 1 er bataillon des £ Pyrénées-Orientales (1 1 janvier 1792), est appelé par Hesse qui le 4 fait nommer aide de camp (15 septembre 1792) et lui obtient des commissaires de la Convention un brevet provisoire d'adjoint à l'état-major de la 6 e division militaire (23 octobre 1792). Il suit Hesse à Orléans et la municipalité de la ville atteste qu'il a servi, lors de l'organisation des bataillons destinés pour la Vendée, avec beaucoup de sagesse et d'intelligence. Mais il veut entrer dans l'armée active, et, le 11 mai 1793, il a demandé, pour ne pas être sans emploi à la paix, une sous-lieutenance ; Hesse l'appuie et le note ainsi : « Cet officier est plein de zèle et de connaissances, bon patriote, jacobin, et possède la comptabilité la plus parfaite ». Le représentant Laplan'che le nomme, le 23 septembre 1793, capitaine au 22 e bataillon d'infanterie légère, et Bouis fait, en cette qualité, sous les ordres du général de brigade Castelpers, campagne à l'armée des Pyrénées-Occidentales. Mais il prouve par certificats qu'il a la vue très courte et très faible et qu'il est hors d'état de continuer le service. Le 28 juin 1795 il reçoit l'autorisation de se retirer. On le trouve ensuite membre de l'administration municipale de Perpignan (6 novembre 1795 — 19 novembre 1796) et commissaire du Directoire exécutif près la même administration (19 novembre 1796 — 20 juillet 1799). Il tente alors de rentrer dans l'armée; il produit des certificats qui prouvent qu'il a obtenu une guérison complète, et il demande, avec la recommandation de d'Aubermesnil, un emploi dans le 2 e bataillon auxiliaire des Pyrénées-Orientales ; mais ce bataillon n'est pas formé, et nous perdons la trace de Bouis.

Dbcaussenne (Olivier-Joseph) né le 7 décembre 1763 à Merville (Nord), sert au \ ei régiment d'artillerie (21 avril 1783) où il devient sergent (25 septembre 1788). Hesse le fait venir de Bayonne à Besançon; «il m'avait été désigné, dit-il, comme un officier exlrêmement patriote et connaissant parfaitement le service de l'artillerie, ce qui est de toute vérité ; mais, à son arrivée à Besançon il s'est trouvé qu'il ne pouvait monter à cheval, et il

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était impossible de l'employer comme aide de camp« Levdftl s.ins place et il me reste sur les hras.»Hesse le nomma adjadutj major du G" bataillon de la Drome (4 octobre 1792), puis lui obtint une place de sous-lieutenant qui revenait à un citojal actif et qui vaquait au 88* régiment d'infanterie en garnison il Besancon (18 février 1793). Decaussenne apprit sans doute il monter à cheval, car, après le départ de Florentin Moreau, et dès! le 1 er décembre 1792, il remplit auprès de Hesse les fonctions <b second aide de camp. Après la destitution du général, il revint au 88' régiment d'infanterie et commanda la section des ca niers du premier bataillon. Le 22 mars 1794, à Schiflfersladt, k capitaine d'artillerie Quentin Devaux le reconnaît « très en état par ses talents de commander une compagnie d'artillerie da bataillon » et, d'après ce certificat d'examen, le représentant Rougemont le nomme capitaine en second de la compagnie de canonniers de la 159° demi -brigade.

Samyon (Jean-Philibert-AIarie), né le 15 avril 1770 à Pont-de- Veyle (Ain), soldat au 1 er bataillon des chasseurs de la Charente (1 er septembre 1793), sous-lieutenant en 1794, lieutenant (19 mai 1794), aide de camp de liesse du 13 janvier au 13 juin 1795, aide de camp de Dubois-Grancé, alors inspecteur-général d'infanterie à l'armée de Mayence, en l'an VII, — bien que les bureaux de la guerre eussent remarqué qu'il ne comptait plus à son corps et qu'il était censé démissionnaire — capitaine (26 août 1790), cesse ses fonctions d'aide de camp le 26 mars 1800 (5 germinal VIII) lorsque Dubois-Grancé est réformé, et le même jour est admis, lui aussi, au traitement de réforme; il devint jurisconsulte et reçut le 4 août 1811 une pension de retraite de 600 francs égale à son traitement de réforme.

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