‹ Un prix montyon; comédie en trois actesChapitre 15 sur 84 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

PONTBIGHOT.

Non, Veauvardin, non !

VEAUVARDIN.

C'est encore trop ? Allons, tenez, deux mille.

PONTBIGHOT.

Je paierai désormais quatre mille francs. Je vous en prie, Veauvardin, acceptez cette augmentation, vous m'obligerez.

VEAUVAUDIN.

Je VOUS avoue que vous me stupéfiez. Un locataire comme vous est un phénomène, un veau à cinq pattes... Je demanderai pour vous un second prix Montyon.

PONTBIGHOT.

M. Veauvardin I

VEAUVARDIN.

Si ! si I II y a beaucoup de propriétaires à l'Académie. On vous l'accordera.

PONTBIGHOT.

Je n'ai aucun mérite, aucun !

VEAUVARDIN.

Si VOUS pouviez inspirer ces nobles sentiments à tous mes locataires, ça me ferait bien plaisir I Je remonte chez moi pour rédiger votre bail... Nous disons donc cinq mille?...

PONTBIGHOT.

Non, quatre mille?...

VEAUVARDIN.

Vous êtes sûr ?... Eh bien, partageons la différence, et mettons quatre mille cinq... .\llons, aussitôt votre biiil rédigé, je reviens vous le faire signer.

48 UN PRIX iVONlYON

PONTBIGHOT.

Mes respects à madame Veauvardin.

VEAUVAUDIN.

Elle ne parle que de vous. Elle me dit toujours: prends-le pour modèle.

PONTBIGHOT.

Elle est trop indulgente, (il s'aperçoit que veauvardin va passer par l'escalier de service.) Pourquoi prenOZ-VOUS

l'escalier de service?

VEA.UVARDIX.

Pour ne pas abîmer mon bel escalier ! Un propriétaire doit donner le bon exemple I

Il sort.

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