‹ Un prix montyon; comédie en trois actesChapitre 79 sur 84 · ACTE TROrSIÈME iOi · texte numérisé non relu

ACTE TROrSIÈME iOi

MADAME VEAUVARDIN.

Et je porte le nom de cet homme I Et je lui ai été fidèle 1

VEAUVARDIN.

Je t'en ai su gré.

MADAME VEAUVARDIN.

Je le regrette I

Oh! maintenant !

MADAME VEAUVARDIN.

Tenez, voulez-vous un bon conseil?

VEAUVARDIN.

Qu'est-ce que c'est ?

MADAME VEAUVARDIN.

Si VOUS voulez que j'éprouve pour vous une certaine pitié, vous échapperez à la flétrissure.

VEAUVARDIN.

Par la fuite?

MADAME VEAUVARDIN.

Nonl

VEAUVARDIN.

Gomment, alors?

MADAME VEAUVARDIN.

Veauvardin, si toute notion de l'honneur n'a pas disparu en vous, vous me comprendrez à demi mot... Pan !... vingt-quatre heures après, une femme en noir, agenouillée devant une tombe, demandera à Dieu le pardon de vos débauches forestières.

VEAUVARDIN.

Je te remercie de cette preuve d'affection.

i02 UN PRIX MONTYON

MADAME VEAUVARDIN, lui tendant une fiole.

Si VOUS préférez le poison silencieux aux armes explosibles, je vous le permets.

VEAUVARDIN.

Tu es bien bonne.

MADAME VEAUVARDIN.

A bon entendeur, salut.

VEAUVARDIN.

Au plaisir...

Il tient la fiole à la main.

MADAME VEAUVARDIN, avant de sortir.

Il boira.

Elle sort.

VEAUVARDIN, seul.

Mon Dieu ! comme je regrette de l'avoir épousée I

Page 1