‹ Un prix montyon; comédie en trois actesChapitre 81 sur 84 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

LUCIEN

Misérable f Alors c'est vous qui avez été pincé à Glamart avec la baronne ?

VEAUVARDIN.

Non, monsieur,' tout est changé, c'est avec Francesca.

LUCIEN

La maîtresse du baron?

VEAUVARDIN.

C'est lui qui le dit I... Avez-vous son adresse? J'irai lui demander pourquoi elle m'a fait remettre cette lettre.

Il donne la lettre de la baronne.

LUCIEN

Cette lettre? Mais c'est l'écriture d'Adrienne 1

VEAUVARDIN, ahuri.

D'Adrienne I

LUCIEN

Mais oui, la baronne des Grattières I...

Ah! ça n'est plus Francesca ?

LUCIEN, lisant.

Qui est-ce qui vous a remis cette lettre ?

VEAUVARDIN.

Le greffier.

LUCIEN

Vous ne connaissez pas la baronne î

VEAUVARDIN.

Je la connais si vous voulez, je ne la connais pas si vous ne voulez pas. C'est fini, je suis résigné, je ne lutte plus.

LUCIEN

Cette lettre était pour moi J

i04 UN PRIX MONTYON

VEAUVARDIN.

Pour vous?

LUCIEN, regardant sa montre.

Gourons à la gare. Chère Adrienne! je lui dirai que son mari a une maîtresse.

VEAUVARDIN.

Mais puisque cette lettre était pour vous, c'est vous le coupable I

LUCIEN

Laissez-moi tranquille ! Je n'ai pas le temps !

Gomment laissez-moi tranquille ? Mais je ne vous lâche pas I Je ne vous quitte plus, entendez-vous, que vous n'ayez avoué...

LUCIEN

Ah ! fichez-moi la paix I

VEAUVARDIN, le prenant par sa redingote.

Je m'nccroche à vous.

LUCIEN, le repoussant, le fait tomber.

Mais, monsieur, voulez-vous me laisser!

II sort comme un fou.

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