‹ Un problème de l'évolution; la théorie de la récapitulation des formes ancestrales au cours du développement embryonnaire (loi biogénétique fondamentale de Haeckel)Chapitre 20 sur 111 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

premier rang, parce qu’elles manquaient de preuves convaincantes, aussi bien d’ailleurs que l'opinion adverse, ce qui laissait la carrière largement ouverte aux discussions des polémistes et permettait à HUXLEY, par exemple, dese déclarer transformiste lorsqu'il se trouvait en présence de partisans de la fixité de l'espèce, et convaincu de cette dernière, au contraire, s’il discutait avec des transformistes, comme il le raconte lui-même dans la Vie et Correspondance de Darwin, t. II, p. 22.

Les choses changèrent avec le livre de DARWIN. L’'immense quantité d'observations accumulées par lui, sa trouvaille de la sélection naturelle, qui empruntait à sa comparaison avec la sélection artificielle des éleveurs une valeur presque expérimentale, enfin les notions bien étudiées de l’adaptation et de Phérédité semblèrent donner la cause et le mécanisme des transformations qui avaient échappé jusqu’alors, et la position du transformisme fut profondément changée. L’idée que le monde vivant n’est pas le résultat d’une création une fois donnée, mais d’une évolution prolongée, s'installa peu à peu dans les esprits et n’en sortira plus, même si les facteurs et le mécanisme invoqués par DaARwIN doivent faire place à d’autres, et si l’idée d'évolution élargie perd de la précision et aussi de l’étroitesse qu’elle avait dans les conceptions de l’illustre savant anglais.

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