‹ Un problème de l'évolution; la théorie de la récapitulation des formes ancestrales au cours du développement embryonnaire (loi biogénétique fondamentale de Haeckel)Chapitre 34 sur 111 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

êtres dans une série d'ouvrages, publiés sous le nom d’Essais d’une phylogénie systématique. Celui qui est consacré aux Vertébrés (Systematische Phylogenie der Wirbelthiere, 1895) contient un exposé très détaillé de leur phylogenèse et renferme une série de données précieuses pour la connaissance des grands groupes et même des familles de cette importante subdivision du règne animal. Dans cet ouvrage, HAECKkEL donne à la fois des arbres généalogiques, et des tableaux montrant le parallélisme des phases embryonnaires avec certains états adultes. C’est à ce point de vue surtout que nous devons en parler ici. Pour permettre d’embrasser d’un seul coup d'œil le parallélisme des formes embryonnaires et adultes, je donne ici deux tableaux. Le premier est copié textuellement de HAECKEL. Le second a été composé en utilisant l'exposé des formes ancestrales de l'Homme, tel qu'il est donné dans le $ 446 [p. 610- 621] de la Phylogénie des Vertébrés Il est présenté de façon à concorder parfaitement avec le premier et à former avec lui une seule et même série continue des formes ancestrales et des formes embryon- naires. Il est loin d’avoir la valeur du premier, la plupart des stades qu’il représente sont mal établis et très discutables; maisil forme le pendant du tableau I et permet de saisir facilement le parallélisme des formes. C’est pourquoi j'ai cru devoir le dresser. Toutefois pour reproduire exactement la pensée de HAECKEL, je donne aussi la copie de son « System des Progonotaxis», (Phylogénie des Vertébrés p.631), qui

représente les 24 formes ancestrales attribuées par lui à l'espèce humaine et qui permet, rapproché du tableau n° 1, d’avoir la représentation exacte de ses idées à ce sujet. =

La Phylogénie systématique des Vertébrés est une source précieuse de renseignements pour l’anatomie et pour la classification de ces animaux, mais malgré la richesse de sa documentation, elle conserve encore le caractère d’essai que HAECKEL lui-même lui assigne (Systematische Phylogenie, Entwurfeines natürlichen Systems der Organismen). On ne peut donc s'étonner d’y trouver un certain flottement de la pensée, très frappant dans la composition des tableaux et des arbres généalogiques qui ne concordent pas toujours complètement entre eux, même pour un groupe déterminé. Le parallélisme du développement ontogénique n’est pas établi une fois pour toutes et suivi fidèlement dans tout le cours du livre. L'auteur donne un tableau complet de ce parallélisme pour les premières phases (celui que nous avons reproduit en 1), mais il ne fait pas le même travail pour les phases suivantes, et nous avons dû essayer de le faire dans notre deuxième tableau. Dans l'exposé des phases embryonnaires, il ne dénomme pas les stades avancés conformément à la règle employée par lui pour désigner les plus précoces, c’est-à-dire en formant un nom terminé par la désinence ula (cytula, blastula, gastrula) ou s’il le fait encore pour l’un des premiers stades appartenant à la série des Vertébrés, celui qui répète le type Cyclos-

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