‹ Un problème de l'évolution; la théorie de la récapitulation des formes ancestrales au cours du développement embryonnaire (loi biogénétique fondamentale de Haeckel)Chapitre 35 sur 111 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

tome (archicranula), il ne conserve pas partout ce terme et ne le reproduit pas dans son grand tableau d'ensemble (II).

HAECKEL, il est vrai, ne s'occupe pas tant de développer la théorie du parallélisme et d’en donner la formule définitive pour les Vertébrés, que d’établir la généalogie de ces êtres. Ces deux choses coïncident bien évidemment au fond, mais pas cependant

-dans leurs moindres détails. Pour l’ontogénie, il est [æ) ,

des phases transitoires que l’auteur ne considère pas

-comme absolument nécessaires et qu’il fait figurer

dans certains de ses schémas, mais non dans tous. Telles sont la phase monera (réunie avec la phase cytula en un premier stade unique (tableau I), sépa-

rée au contraire et distincte dans le tableau d’en-

semble), la phase depula intermédiaire à la blastula et à la g'astrula, etc.

De même il existe dans la phylogénie bien des phases discutées et qui tantôt trouvent place dans les arbres généalogiques de l’auteur, tantôt en son exclues. Le stade Proganoïde (12° du tableau n° INT) doit-il être maintenu ? L’auteur ne le mentionne pas dans l’exposé du $ 446 qui distingue quinze stades seulement dans la phylogénie humaine au lieu des vingt-quatre du tableau général. Il en est de même d’autres phases plus avancées. Doit-on séparer la phase « Prosimienne » de la phase « Prochoriée » ? Les Prosimiens forment dans la généalogie détaillée le 19° stade, dans l’exposé du $ 446, ils sont confondus avec les Prochoriés dans le stade XII.

Dans cet exposé, les Singes Platyrhiniens ne figurent pas non plus, tandis qu'ils représentent le 20° stade de la généalogie.

Ces incertitudes ou ces contradictions — qui excusent lecaractère très schématique du II: tableau —s’expliquent aisément; bien des phases phylogénétiques sont établies seulement sur des caractères quise développent assez tard et ne peuvent être observés dans l'embryon ou le fœtus ; d’autres sont trop peu différenciées anatomiquement pour être représentées dans l’ontogenèse, bien imparfaite encore, que nous connaissons. Lorsque, par exemple, HAECKEL intercale entre les Singes Anthropomorphes et l'Homme, le Singe-homme (Pithecanthropus) et l'Homme primitif (Protanthropus), il est évidemment difficile de penser trouver dans l’ontogénie humaine quelque stade qui rappelle ces deux dernières étapes hypothétiques de l'humanité, parce qu’en dehors du développement du cerveau, qui pourrait peut-être donner les stades cherchés, les autres caractères apparaissent trop tard pour pouvoir être employés à cette distinction, ils ne se manifestent guère en effet qu'après la naissance.

A côté de ces hésitations, que la difficulté du sujet explique suffisamment, on trouve dans la nomenclature des flottements que l’on comprend moins bien et qui paraissent tenir à la surabondance du vocabulaire de l’auteur, à une hypertrophie de cette faculté de former des mots, qui lui a si heureusement servi à exposer ses doctrines, mais qui déborde et devient

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