‹ Un problème de l'évolution; la théorie de la récapitulation des formes ancestrales au cours du développement embryonnaire (loi biogénétique fondamentale de Haeckel)Chapitre 61 sur 111 · RON TS · texte numérisé non relu

RON TS

134 UN PROBLÈME DE L'ÉVOLUTION branche ventrale du V réunie à la paroi ventrale prépéricardique (1).

Chez l'adulte, la cavité péricardique se trouve donc, comme chez l'embryon, exclusivement à la face ventrale du pharynx ; son extrémité crâniale s’avance sous le pharynx jusqu’au niveau du cinquième arc viscéral. Elle est limitée en arrière par le diaphragme

péricardiaco-péritonéal, qui est placé transversale-

ment au niveau du bord caudal du sinus veineux, de sorte que toute la cavité péricardique est antérieure à la cavité abdominale et, en même temps, occupe une situation très crâniale dans l’organisme. Cette disposition se retrouve à peu près sans modification chez tous les Poissons véritables, c’est-à-dire les Sélaciens, les Téléostéens et les Dipneustes. Nous verrons plus tard par quoi elle est remplacée chez les Cyclostomes, mais, pour le moment, il est préférable d'examiner un embryon d’un Amniote qui se laisse rattacher mieux que ces Poissons singuliers, à la disposition que nous venons de décrire chez les Sélaciens.

(b) Un embryon de Lapin de dix jours offre une structure qui, par beaucoup de points, se rapproche de celle de l'embryon de Torpille, au stade K. C’est même à ce stade que la comparaison entre ces deux

4) Voyez pour plus de détails sur le développement de ces parties L. ViALLETON. Sur les arcs viscéraux, etc. Arch. d'anat. microsc, t. X, fase. 1, 1908 p. 21 et suivantes.

Fo

CHAPITRE VI 135 animaux est la plus naturelle et la plus complète (voy. fig 3 pl. I). Comme l'embryon de Torpille, celui du Lapin offre une extrémité céphalique dans laquelle le cerveau présente sa première courbure (courbure apicale). Les arcs viscéraux sont également visibles, bien qu’en nombre plus réduit, le cœur a la forme d’un tube en S, le corps ne présente pas encore les fortes courbures qu'il offrira plus tard, bien que la queue soit déjà tordue en spirale. La plus grande différence consiste, en dehors de la présence de l’allantoïde, dans la largeur extrême du cordon ombilical, et dans d’autres dispositions anato miques corrélatives de celle-ci. L’ombilic cutané au lieu de s’insérer comme dans l'embryon de Torpille en arrière de la région branchiale, s’attache immédiatement derrière le premier arc viscéral, et le péricarde, au lieu d’être limité en dessous par la paroi ventrale du corps, l’est par une membrane de toute autre nature, la coiffe cardiaque(coi.fig 3, pl. D).

La coiffe cardiaque est constituée histologiquement par deux couches : l’entoderme du sac vitellin et une lame mésodermique. Plus tard, la coiffe cardiaque sera clivée en deux lames superposées, par l’enfoncement à la manière d’un coin de l’ectoderme del’ombilic cutané qui, se glissant peu à peu d’avant en arrière, (voy. TOURNEUX, 1902) détachera la vésicule ombilicale de la coiffe cardiaque et transformera cette dernière en une paroi ventrale identique à celle que nous avons observée chez les Sélaciens. Mais il y a cependant une différence capitale entre ces der-

niers et les Mammifères, et cette différence, qui date du moment même de la formation de la cavité péricardique primitive, porte sur les rapports des organes intra-cœlomiques avec la paroi ventrale, En effet, le clivage de la coiffe cardiaque s’étend jusqu’au dessous du bourgeon hépatique, lequel est revêtu d’une épaisse calotte mésodermique répondant en

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