À NOS MAITRES DE LA FACULTÉ
a PONS
Introduction
I n'est pas d'intervention plus courante que la cure radicale d’une hernie inguinale. Mais il n’est pas d'opération aussi diversement réglée. Les procédés abondent par centaines, ce qui n'est peut-être pas d’ailleurs la meilleure preuve êe leur efficacité. Chaque chirurgien a sa technique, la considère comme bien réglée et devant s'opposer infailliblement à toute récidive.
Sans avoir la prétention d’être très nouveau, nous avons l'intention, dans ce court travail, d’insister sur un procédé qui, à notre sens, n’a pas eu le succès qu'il méritait. Ce procédé décrit par Halsted en 1S93, nous l'avons vu appliquer, légèrement modifié, par M. Folliasson, interne du service du Professeur Cunéo à Lariboisière. Il a bien voulu nous guider dans notre travail, ét nous ui en exprimons toute notre gratitude. Nous ne’ doutons nullement que les chirurgiens qui auront recours à ce procédé ne soient salisfaits des résultats qu'ils en obtien-
dront.
TA At
H istorique
Sans vouloir reprendre, complètement, ee qui nous entraïnerait trop loin, l'historique de la cure radicale de la hernie inguinale, il est quand même curieux de constater que, schématiquement, tout au début, les aüteurs se sont préoccupés uniquement de la suppression de l’infundibulum péritonéal qui constitue le sac herniaire et nullement de la consolidation de la paroi abdominale au niveau de la région affaiblie (Martin du Pau).
Dans une seconde étape, les chirurgiens se sont altachés à reconstituer les uns la seule paroi antéricure, soit isolément (Lucas Championnière), soit en la doublant de la couche musculaire du petit oblique et du transverse (Mugnaï-Forgues) (schémas 1 el 2), les autres la paroi postérieure et la paroi antérieure de part et d'autre du cordon (Bassini- Halsteld).
A côté de ces procédés-types, il nous serait facile de faire une fastidieuse énumération des variantes et des sous-variantes qu'ils ont suscitées. Nous n'en relendrons que deux : le procédé de Berger qui renforce le trajet inguinal en se servant de l’aponévro-
Schéma 1 (Mugnaï). ° Schéma 2 (Forgues).
G-= Cordon. B. I. p. baudette, ilio pubienne. G O = Grand oblique:
TE = Tendon conjoint.
EF T = Fascia transversalis.
se de la paroi antérieure du grand droit, procédé repris par Pauchel, et le procédé myoplastique de Tzaïko, qui consiste à faire passer le pectiné derrière l’arcade crurale et à le suturer à la face anté-
rieure du plan musculaire petit et transverse. ÿ ‘