EPILOGUE ET CONCLUSION
Ce recueil ne serait pas complet s'il ne mentionnait pas les protestations qu'ont élevées après coup les accusés contumaces contre les inculpations dont ils furent l'objet.
Pierre-Vincent Benoist, le compatriote et l'ami de Delaunay d'Angers, qui avait rédigé Les brouillons des projets de décret que Chabot présenta à la signature de Fabre d'Eglantine, revint à Paris dans l'hiver de 1794-1795, après quinze mois d'absence. Sa femme, née Delaville-Leroux, qui avait un réel talent dans la peinture et qui était logée au Louvre, fît parvenir au comité de Sûreté générale un mémoire apologétique que son mari avait sans doute rédigé. Benoist nie, dans cette pièce, s'être jamais occupé de finances. Mais il avoue cependant avoir expliqué à Delaunay et à Chabot le décret de liquidation auquel ni l'un ni l'autre ne comprenait goutte, à l'en croire. Il avoue aussi avoir tenu la plume sous la dictée de Delaunay. Entre ces dénégations et ces aveux, la contradiction est manifeste.