‹ Un Procureur général de Cluny, agent secret à Rome de Philippe d'Orleans, 1717-1718Chapitre 54 sur 57 · Arch. Nat., K i · texte numérisé non relu

Arch. Nat., K i

2. La Princesse des Ursins, qui venait de jouer un si grand rôle dans les affaires d'Espagne, était la sœur de notre chargé d'affaires, le cardinal de la TrémoiUe.

il tient dailleurs le chapeau. Je ne pretens en aucune manière rendre ce card. suspect mais je dois faire remarquer la ruse.

Son Altesse Royalle a besoin dans cette cour dun homme asseuré et dexpediant, elle a veu quelques échantillons des miens qui semblent conduire a ce quil y a de plus grand. Je n'en suis pas a la fm et jose asseurcr que je nay fait voir que les premiers cléments dune politique (pie je developeray lorsque je nauray plus rien a craindre (pie le malheur de déplaire a S. A. R. dont la gloire et les interest que je ne perdray jamais de veùe et Ihonneur de son estime et de le servir seront la fin glorieuse de tous mes travaux. Jay besoin Monsieur de vos bons oflices pour en venir la. Je vous suplie instemment do me les accorder et detre bien persuad'' cpie jauray ihonneur detre toutte ma vie avec des sentiments pleins de respect et de reconnoissence,

Monsieur,

Votre très humble et très obéissant serviteur,

D. Joseph de Peint

En tête de cette lettre, la dernière qu'écrivit de Rome le moine n(^gociateur, le secrétaire- du duc d'Orléans a écrit: Point de réponse, ce qui tend à prouver que le Père de Peint se faisait quelque peu illusion sur l'idée qu'on avait à Paris de ses talents diplomatiques. En tout cas, c'est au moment où il annonçait de nouvelles combinaisons et parlait de plus vastes projets qu'un accident imprévu l'arrêta court.

Est-ce parce que Dom de Peint était originaire du Midi? ou est-ce parce que la politique et le tracas des affaires ne conviennent nullement à un religieux bénédictin? Toujours est-il qu'il eut à Rome un accès de (îèvre chaude et qu'il fallut en ^oute hâte le ramener en France.

« Le P. Dom Joseph de Peint Procureur Général de Gluni a fait divorce avec le bon sens, écrivait M. de La Chausse au maréchal d'Huxelles le lo mai 1718 • ; il est devenu furieux, et on a été obligé de le lier, J'apprens que dans un bon interval on luy a entendu dire qu'il étoit bien malheureux de se trouver dans cette triste situation pour avoir obéi a une personne, qui

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