‹ Un renovateur de l'occultismeChapitre 1 sur 4 · STANISLAS DE GUAITA · texte numérisé non relu

STANISLAS DE GUAITA

Si Ton ii;norc la platitude, l'aiiarchio et le vague de la vie que lait à ses internes un collège français, on ne comprendra pas la puissance que prit, sur l'auteur de cette notice, la beauté lyrique, quand elle lui fut proposée par un de ses camarades du lycée de Nancy, Stanislas de Guaita. En 1878 il avait dix-sept ans et moi seize. Il était externe; il m'apporta en cachette les Emaux et Camées^ les Fleurs du Mal^ Salammbô. Après tant d'années, je ne me suis pas soustrait au prestige de ces pages, sur lesquelles se cristallisa soudain toute une sensibilité que je ne me connaissais pas. Et comme les simples qui reportent sur le marbre ou le bois dont est faite l'image de leur dieu le sentiment qu'ils prennent de la divinité, l'aspect extérieur de ces volumes, leur odeur même, la couleur du papier et la qualité de l'impression, tout cela m'est présent

cl (Iciiinii't' iiiùl('' au !)lo(' de mes jciiucs im|)i'('ssions. M'inqiiiétais-jc beaucoup d'avoir une intelligence complète et exacte de ces pormes? Leur rythme et leur désolation ni*^ parlaient, mais non l)as directement; j'étais mis dans une certaine disposition d'àme et de l'ordre le plus haut. L ne belle messe de minuit bouleverse certains fidèles, qui pourtant sont bien loin d'en comprendre le symbolisme exact. La demi-obscurité de ces omvres leur donnait, je me le rappelle, plus de plénitude. Je voyais qu'après cent lectures je ne les aurais pas épuisées; je les travaillais et je les écoutais sans qu'elles cessassent de m'être fécondes.

Dans une règle monotone *, parmi des camaraderies qui fournissent peu et un enseignement qui éveille sans exciter, voilà des voix enfin qui conçoivent la tristesse, le désir non rassasié, les sensations vagues et pénibles, bien connues dans les vies incomplètes. Et le camarade qui me prête ces livres les interprète comme moi. Quel noble compagnon, éblouissant de loyauté et de dons Imaginatifs ! Lui que nous vîmes plus tard corpulent, un peu cérémonieux, avec un regard autoritaire, c'était alors le plus aimable des enfants, ivre de sympathie pour tous les êtres et pour la vie, d'une mobilité incroyable, de taille moyenne, avec un

* Je me reprocherais pourtant de ne point ici saluer notre maître, M. A. CoIIig-non, alors professeur de rhétorique, pour qui Guaita professait des sentiments que je g-arde.

Icinl cl (It's clicvciix de l^loiul, avec tics iiiains i'(Miiai'(|ii;ilil('s (le Ix'auLr. Dès 1878, je ne suis plus seul dans riinivcM's; mon ami et ses maîtres s'inslallent dans mon isolement qu'ils ennoblissent. Telle est l'orii^ine du sentiment qui me liait à Stanislas de Guaila, lequel vient de mourir Agé de trente-six ans. Nous nous sommes aimés et nous avons agi l'un sur l'autre dans l'âge où l'on fait ses premiers choix libres.

L'année suivante, un autre bonheur m'arriva : la liberté. J'étais malade de neuf années d'emprisonnement; on dut m'ouvrir les portes, et tout en suivant les cours de |)hilosophie au Lycée, je vivais en chambre à la manière d'un étudiant. En été, les parents de mon ami allaient s'installer à la campagne, dans le pays de Dieuze ; il demeura seul^ lui aussi. C'est ainsi que nous avons passé en pleine indépendance les mois de mai, juin, juillet, août 1880. Ce temps est demeuré le plus beau de ma vie.

La musique que faisait le monde, toute neuve pour des garçons de dix-sept ans, aurait pu nous attirer; en vérité, nous ne l'écoutions guère. Même noire remarquable professeur, ce fameux Burdeau, nous déplaisait, parce qu'il entr'ouvrait sur la rue les fenêtres de notre classe : nous le trouvions intéressé! Je veux dire qu'il nous semblait attacher son affection à trop de choses. Je croyais voir le creux de ses déclarations civiques et des affaires

(le ce monde niixcjiioUcs il prélcMidait nous initier. Si jo clicrclic à nrex))li(jiier les images qu'ont laissées dans mes yeux mes condisciples, tels cjue je lesvisau momentoù, dans sesprècheries, ce singulier prolesseur c|uitlait l'ordre purement scolaire pour le champ de l'aclion, je crois comprendre que nous étions trois ou quatre dans un état en quelque sorte mystique, et disposés à lui trouver, oui, voilà bien le mot, des manières électorales.

Ainsi nous avions déjà atteint aux extrémités de la culture idéaliste, quand nous pensions être au seuil. Absolument étrangers aux controverses qui passionnaient l'opinion, nous les jugions faites pour nous amoindrir. En revanche, Guaita et moi, nous jugions que nous n'aurions pas vécu, tant qu'un romantique, tant qu'un parnassien nous demeurerait fermé. Toute la journée, et je pourrais dire toute la nuit, nous lisions à haute voix des poètes. Guaita, qui avait une santé magnifique et qui en abusait, m'ayant quitté fort avant dans la nuit, allait voir les vapeurs se lever sur les collines qui entourent Nancy. Quand il avait réveillé la nature, il venait me tirer du sommeil en me lisant des vers de son invention ou quelque pièce fameuse qu'il venait de découvrir.

Combien de fois nous sommes-nous récité Vltivitatïon au voyage de Baudelaire! C'était le coup d'archet des Tziganes, un tlot de parfums qui nous bouleversaitle cœur, non pardes ressouvenirs, mais

on cliari;t'aiil ravouir de promesses. « Mon enlaiit, masœiii', — son^eàladouceiir — d'allorlà-bas vivre eiisciiilile! — Aimer à loisir, — aimer et mourii' — au paysqui teresseini)le... » Guailas'arrètailau taljleau d'une vie d'ordre et de beauté : « Des meubles luisants, — polis par les ans, — décoreraient notre chambre ; — les plus rares fleurs — mêlant leurs odeurs — aux vagues senteurs de l'ambre... » Mais le point névralgique de ràme,le poète chez moi le touchait, quand il dit :« Vois sur ces canaux — dormir ces vaisseaux — dont l'humeur est vagabonde ; — c'est pour assouvir ton moindre désir. . . » Mon moindre désir! j'entendais bien que la vie le comblerait. En même temps que les chefs-d'œuvre, nous découvrions le tabac, le café et tout ce qui convient à la jeunesse. La température, cette année-là, fut particulièrement chaude, et, dans notre aigre climat de Lorraine, des fenêtres ouvertes sur un ciel étoile que zébraient des éclairs de chaleur, la splendeur et le bien-être d'un vigoureux soleil qui accablait les gens d'âge, ce sont des sensations qui dorent es qui poétisent ma dix-huitième année. Voilà le lemp^ d'où je date ma naissance. Oui, cette magnificence de la nature, notre jeune liberté, ce monde de sensations soulevées autour de nous, la chambre de Guaita où deux cents poètes pressés sur une tabla ronde supportaient avec nos premières cigarettes des tasses de café, voilà un tableau bien simple; et pourtant rien de ce que j'ai aimé ensuite à travers

lo iiioiulc, dans les calliédrales, dans les mosquées, dans les musées, dans les jardins, ni dans les assemblées publiques n'a pénétréaussi profondémentmon être. CeriainomentGuaila avait, lui aussi, conservé de cette époque des imaî^es éternellement agissantes. Nos années de formation nous furent communes; c'est en ce sens que nous étions autorisés à qualifier notre amitié de fraternelle.

Guaita était poète. Déjà du lycée il adressait des versa une petite revue parisienne, et j'avais lu avec un frémissement mon nom dans la dédicace d'un sonnet. Quand nous fûmes inscrits à la Faculté de droit, je rêvai d'avoir du talent littéraire. J'employai le moyen recommandé aux élèves qui veulent devenir des latinistes élégants. Je possède encore les cahiers d'expressions où j'ai dépouillé Flaubert, Montesquieu et Agrippa d'Aubigné pourm'enrichir de mots et de tournures expressives. Après tout, ce travail absurde ne m'a pas été inutile. Ma familiarité avec les poètes, non plus. Un des secrets principaux du bon prosateur n'est-il pas de trouver le rythme convenable à l'expression d'une idée? Ces soucis de rhétorique détruisent, je sais bien, le goût de la vérité^ et l'on perd de vue la pensée que l'on veut exprimer quand on est trop préoccupé de moduler et de nuancer. Mais comment nous fussionsnous préoccupés d'exprimer le fond des choses quand nous ne connaissions rien que de superficiel.

l'icii (|iriiii l)i'()iiill,ii'(l llollniil sur (h's ciiiics? Toiil rimi\(M's poiii' nous, j(' le vois Ition mainlonanl, était désossé, (mi quelque sorte, sans cliarpente, pi'ivé de ce qui fait sa stabilité dans sescliangenients. A cette époque me suis-je jamais demandé : « Quelle est cette population, quel est son sol, le genre de ses travaux, son passé historique? Les sommes déposées dans ses caisses d'épargne augmentent-elles ou non? FA le nombre des élèves dans ses collèges, et la consommation de la houille? » Ces curiosités étaient au-dessus de ma raison, qui, si elle en avait eu quelque éveil, aurait mis sa fierté à les écarter. Et pourtant cet ordre réel qui paraît le domaine des hommes sans anie, des fonctionnaires ou des financiers, est magnifique quand on le voit en poète et en philosophe. — Puisque nous vivions chétivement de notre moi tout rétréci, nous aurions pu du moins examiner à quel rang social nous étions nés, avec quelles ressources, étudier les forces du passé en nous, enfin évaluer notre fatalité. Nous sonmies les prolongements, la suite de nos parents. Ce sont leurs concepts fondamentaux qui seuls sauront, avec un accent sincère, chanter en nous. Dans ma maison de famille ai-je écouté végéter ma vérité propre? Frivole ou plutôtpervertipar les professeurs et leurs humanités^ j'ignorais le grand rythme que l'on donne à son cœur si l'on remet à ses morts de le régler. L'un et l'autre, au lieu de connaître nos conditions sociales, notre conditionnement (comme

OU (lil (les mai'cliaiidiscs ot (Micore dos nllilèlcs) et de les acccplei", nous évoquions en nous, avcclro|) (]o suf'ccs, les sensations les plus sini^ulières d'individus d'exception qui s'isolèrent de rHumanit<'' pour être le modèle de toutes les exaltations.

lîien que nous fussions fort différents, Guaita, aimable, heureux de la vie, sociable, ouvert à toutes les impressions^ et moi, trop fermé, qu'on froissait aisément, nous n'étions pas faits pour calmer notre pensée. Je crains que je ne l'aie détourné des études chimiques pour lesquelles il était doué et préparé. En ce cas, j'aurai nui à nous deux. Si nous avions suivi son impulsion naturelle, un peu de sciences exactes nous aurait rattachés aux réalités et dégagés de ce lyrisme vague, de cette métaphysique abstraite auxquels je sacrifiai une partie de mon être en puissance.

Nous n'étions pas de ces petits esthètes, comme on en voit à Paris, qui collectionnent chez les poètes des beautés de colifichet et qui en rimaillant se préparent à être vaudevillistes. La littérature n'était pas pour nous lectuhis florulus^ un petit lit de repos tout fleuri. Nous étions prodigieusement agités ; je n'aurais pas passé les nuits de ma vingtième année avec des poètes s'ils eussent été incapables de me donner la fièvre. Guaita, dont les puissances alors intactes étaient avides de sensations comme de ses complémentaires, voyait dans les volumes de vers sur lesquels il passait sa jeu-

ncsse auli'c clioso (ju'im hassiii d'eau claire on frissonnent des carpes baj^uées.Les incantations des lyriques ont mis dans notre sang un ferment si fort que ce fut un poison. CiOmme ils vivent sui' un petit nombre de lieux communs, que chacun d'eux les reprend, les rafraîchit, les renouvelle et les fortifie avec sa magie propre, un être en formation, s'il se soumet à cette action constante et pres(|ue monotone de leur génie, verra forcément leurs thèmes se mêler à sa substance. L'indiiFérence de la nature aux joies et aux souffrances de l'humanité, notre incapacité de diriger notre destin, la vanité des succès et des échecs devant la fosse terminale, voilà quelques-uns de leurs principes, et chevillés à notre Ame, transformés en sensibilité, ils nous prédisposent à l'impuissance.

Je suis très frappé de ce que m'a dit un médecin sur la fameuse question des sœurs dans les hôpitaux. Après ra'avoir expliqué comment ces nobles femmes valent pourcréer une atmosphère, combien elles soni excellentes [)rès du lit d'un mourant, où la coquetterie d'une jeune femme laïque pourrait être abominable, cet homme compétent ajoutait : «...Dans les services de chirurgie et quand il s'agit qu'un fil ne soit pas contaminé, quand il faut prendre des précautions extrêmement minutieuses, on ne peut pas compter sur des créatures qui croient à l'intervention d'en haut et qui disent : Si Dieu veut le sauver, il le sauvera bienl... Nulle bonne volonté d'obéir n'y

siipplôe : ollos possèdent au plus profoïid dclourèlro une loi, une foi, (jui les prédispose à ne pas tenir un compte suffisant de nos méthodes antiseptiques. »

Selon moi, ce raisonnement s'applique également à ceux qui ont laisse* le romantisme et ses grands thèmes lyriques descendre au fond d'eux-mêmes et les constituer. Qu'est-ce qu'un homme d'action qui s'est habitué à méditer sur la mort? Mettriez-vous votre enjeu sur un individu assez philosophe pour sourire des précautions minutieuses d'un ambitieux, sous prétexte qu'on ne peut guère prévoir utilement plus de cinq ou six accidents et que le nombre des possibles est illimité? Et comme c'est agréable de s'embarquer avec un sage qui nous déclare au moment critique : « Après tout, les choses n'ont que l'importance que nous leur donnons, et tourne qui tourne, il n'y aura rien de changé dans Tunivers. » Je reconnais que j'aurais fait un meilleur candidat et que dans certaines circonstances je me serais évité des échecs, si j'avais pu écraser cette petite manie raisonneuse et dégoûtée qui fait si bon effet dans les grands ramages littéraires. Vive le bon sens tout plat, la raison prosaïque, quand leur tour est venu! Dans un plan où seul le succès compte, les vérités métaphysiques ne sont plus qu'une cause d'erreur, et s'y amuser c'est alors le fait d'un esprit subalterne.

Grande inconséquence de notre éducation française, qu'elle nous donne le goût de l'activité

héroï{[uo, hi passion du iioiivoir (ui de la i^loire, qirclle Texcite chaijiic jour par la Icr-luro dos belles biographies el par la reclierche des cris les plus passionnés, et qu'en même temps elle nous permette de considérer riinivcrs el la vii^ sous un angle d'où trois cents millions (rAsialiques ont conclu au Nirvana, la Russie au nihilisme et rAllemagne au j)essimisme scientifique ! Cette conlradiclion ne serait-elle pas le secret essentiel de cette élégante impuissance de nos jeunes baclieliers qu'on a signalée, qu'on n'a pas comprise et qu'on a appelée décadence?

De 1879 à 1882, toutefois, cette hygiène détestable nous avait fait heureux. Nous vivions de nos nerfs, sans connaître que nos réserves s'épuisaient. Comment fûmes-nous un Jour placés en face de notre vide et de quel côté avons-nous cherché une nourriture et un terrain où prendre racine?

Je suis excusable d'avoir jusqu'à ce point de mes souvenirs parlé autant de moi que de mon ami. Je ne pouvais démêler sans en arracher des parties essentielles nos jeunesses et nos sentiments qui se développèrent en s'enchevêtrant. En 1882 nous cjuittons Nancy et dès lors nos vies vont se diflerencier. Sije Suis passé de la rêverie sur le moi au goût de la psychologie sociale, c'est par des voyages, par la poésie del'histoire, c'est surtout par la nécessité de me soustraire au vague mortel et décidément insoutenable de la contem-

plation niliilisto. Mais Guaita, ayant cette oi'ii^inalité de n'être pas un analyste dans une époque où nous le sommes tous, évolua d'une faoon autrement rare , il sortit de la situation morale un peu critique où nous nous trouvions par une porte magnifique et singulière que nous franchirons avec lui d'un élan impétueux, en ligne droite jusqu'à la tombe, où il repose réconcilié par la mort avec les conditions générales de riiumanité.

Guaita avait peu d'analogie avec Paris; il ne sut guère en prendre l'esprit. Nous y débarquâmes vers le même temps (novembre 1882, janvier 1883); je courus au canon; lui, après quelques excursions de reconnaissance, il se cantonna dans ses livres et dans ses essais poétiques.

De naissance il possédait un magnifique sens religieux. On ne peut s'en faire une idée au hasard de ses recueils de vers, parce qu'il trouva un éd iteur avant de s'être trouvé lui-môme. Pourtant Mater dolorosa*^ Pueri dam sumus^ A la dédaignée, A Maurice Barrés^ Hymneà Cybèle-\, d'autres pièces flottantes encore, prennent une direction commune et trahissent un génie qui s'oriente. Quand les hasards de ses lectures le mirent en présence des vieux mythes, qui déjà par leur pittoresque baroque devaient échauffer ses instincts Imaginatifs de

* La Muse noire (i883j, 7 Rosa Mijsiica (1885), toutes pièces écrites avant la fin de Tannée 1884.

STANISLAS riE GL'AITA, PANS SES DURNIÈRES ANNÉES

(Cornrmiiiii|iié par La Lun-aine artiste).

jtnt'lc, il s'(''|tri(, (1(1 systôiiK'S où étaiciil liJidniLs los oUbrts (le iMircs ('lUM'i^ies spiritiicllos puiii' s'allVaiicliir (lo la inalièro ([ui les (Miiprisoiino, pour s'élargir dans l'ospace el le temps, |)Our se désincarncr. Il donna son adhésion immédiate à une doctrine affirmant la liaison de tous les plnhiomènes (jui nous semblent séparés. Le chimiste qui connaissait l'hypothèse moderne de l'unité de la matière, le rêveur qui avait toujours usé instinctivement des procédés de l'intuition et de l'analogie pour embrasser les ensembles, trouva dans l'antique sentier des mages les matériaux pour se dresser un abri à sa mesure et selon ses besoins. Guaita était prédestiné ; la grâce lui vint quand une lecture du Vice suprême l'amena, je me souviens, à lire Eliphas Lévy et à visiter M. Saint-Yves d'Alveydre. Dès lors il n'écrivit plus un seul vers ; il devint l'historien des sciences occultes. Toutes ces vieilles momies enveloppées de bandelettes qu'il déroulait lui donnèrent leur sagesse en échange de sa santé dont il les ranima.

Dans ces croyances de nos modernes Rose-Croix, que reste-t-il des cultes primitifs de l'Orphisme, des mystères antiques sur lesquels se greffèrent les doctrines néo-platoniciennes et les systèmes du moyen âge?... J'essayerai au moins de donner une impression des études que mon ami venait d'aborder et qui disciplinèrent sa vie.

La mosquée, aujourd'hui cathédrale de Gordoue,

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