‹ Un Revenant [microforme]Chapitre 72 sur 74 · UN REVENANS · texte numérisé non relu

UN REVENANS

la fenêtre dé M, Latour d'où Louise ét Mmée Leduc vw faient de disparafire.

Bagoulard était attéré, :

—"Méasieu’s, continua Léon, je vous remérois de ces: Marques de sym}-‘hie. Elles prouvent que ai l'émigré Canadien n'oubl.. jamais son pays, ceux qui on le bon:

. hour de rester sur les rives aîmées du St-Laurent n'oublioñt pas non plus les absents, même ceux que la ru- . Meur a tués. Je viens d'entendre dire que les Canadiens émigrés sont de viles canailles. Je dis que c'est faux, J'ai demouré-aux Etats-Unis, et je ne suis Pas une canaille, Cë que je dis de moi-même je puis le dire de la presque totalité des Canadiens qui demeurent de l’autie côté de la frontière, TE : “Parmi cette foule intelligente qui m'écoute, il y a nn grand nombre d'hommes qui, commé moi, ont connu les amertames do l'exil, et je vous le demande, ne sont. ce pas tous dé braves et honnétes ouvriers qui féraient honüeur à n'importe quelle nationalité ? La plupart d’entre vous, messieurs 'ont des fils, des frères, des parents aux Etats-Unis, etje vous le demande, ces chets ab. sents ne sont ils pas tous des gens très-honorables 1 .

Et quels sont ceux qui viennent ainsi jeter la boue à la

. figure de ces honnêtes artisäns f Dans le Guà actuel, c'est ud homni> dont lès sales débuuches sont devenues la

* fable de la principale ville de notre provincs. Je viens

le lui dire à sa fie; et 08 n’est pas tônt : Moi qui vous

| parle, pourqnoi ai-je été forcé de m'expatrier ? Etgit-ce Parceque je n'étais pas honuête ? Loin de là,

loue qui s l'andèbe dé venir insuliét touts une population industrieuse, Me réconnaissez-vous, Alphonse Bagoular@ { Ah |j'ai enduré beaucoup de misère par votre faate. On m'a cru mort ot, pendant six longs mois j'ai souffért d'une blessure que j'avais reque à ls poitrine, c ; * Lorsque votre complice, M. Grippard, que je vois io}, m'a extorqué $1,000 qui appartenaient à mon, ex-patron, combien vous a-t.il payé à vouset à Bohémier, pour vous engager à nier ls surlendemain qu'il m'avait emprunté Cette somme pour quelques heures { J'étais trop honné. &, moi, pour vouloir que M. Latour put souffrir à cause. . de l'areugle confiance que j'avais reposée ex M. Grip. perd et les deux complices qu'il avait pris potr témoins. Je n’aréis risn gagné à le poursuivre en justice cat vols vous cntondièr comms larrons en foire, | :. “J'avsie vendu ma vie pour paÿer ce billet et je suis allé cémibatire dans la Virginir où j'ai fhilK” laisser mes 08. En restant ici et en ne payant pas ce billet, j'étais Téshonoré ét je n6 voulak pas survivre eu déshonneur, En auries:vous fait autdns, vous l’honnête homme qui | dépouilles les gèns pour les envoyer aux Rtits-Unis et qui aves ensuite l'audace de venir les traiter de candilléé | en pübliof Ones donc la répétét detts injurè et je vous souflète ici physiquement comme jé viens dà lé fâiré . moralement, Hs.

# Messieurs, pardonnez-nioi cette sortis un peu vive, - ‘tés je n'ai pu me contenir, Jo ne suis pas un orateur moi, mais je suis ün honnête homnie ce qui vauk encore ‘ issx, Jo ieriminerai donc ou résuitiant las ma pen:

| 66e : Les Canadiens émigrés aux Etats-Unis sont d'lon: nêtes ouvriers et la canaille se recrute pari ceux qui Les dénigrent.” a de A dE Un hourra enthousiaste répondit à cette vive sortie, Grippard, croyant que Léon avait dans #8 poche le document dont Eugène venait de lui patler, s’empres- #s d'avancer pour donner des explications, mais Bagoulard ne lui en donna pas le temps. Il nia formel. lement les faits allégués par Duroc, raconta la tentative de sûicide de se dernier-et pr‘tendit que Léon avait dépensé l'argent de M. Latour, qu'il avait ensuite tenté de s6 suicider et que, craignant d'êire arrêté pour ce fait, il s'était enfui aux Etats-Unis, SE + —O'est ainsi ajouts +-il qu'il nons remercie, M. Grip. pard et moi d'avoir i2toroédé pour ri auprès des auto- ‘ rités pour l'empêcher d'aller en prison. M. Grippard.est . mon adversaire politique. Cependant je suis sûr qu'il sers aies loyal pour roconnattre la vérité de ce que j'a- [I] est intéressé à dire comme vous crièrent plu: sieurs voix, + M, Grippard parut à l'estrade, mais, contrairement à 00 que Bagoulard attendait de Ji, il admit qu'il avait ‘emprunté 81,000 de Léob, en } sésenos de Bagoulard et = de Bohémier.. . Le lecteur se rapelle sans doute que ls - déclaration écrite par Grippard contenait en outre l'ayou do proposé à Duroo de contrefaire la signature de M. Latour. Ou fait explique pourquoi; Grippud :. —. AfeP pété fois nn syou Yebai, complant bien que …—

… Duros, rscongaissant de sa bonne volonté, lui pe

démenti à Bagoulard sur d'autres points.

—Sevlement,. sjoute-t-il en terminant, je n'avais-pés # l'intention de lui faire perdre cette somme. Il est parti sans tambour, ni trompettie, et je n'ai jamais eu l'occasion de le payer depuis. Je suis prêt à lui donner mon billet pour 81,000, plus les intérêts, Je voulais seulement Jui jouer un bon tour mais ce tour a failli touxner au tragique. ou.

—Comme tous} 118 que vous faites, cris M, La. tour qni était pa’. : ‘oule, HS

— Maintenant, reprit Duroo, j'espère messieurs que vous admettres que j'ai convaincu M. Bagoulard d'escro- : querie et de mensonge. Quant à M. Grippard, je soûrrais compléter son sveu. Je n'en ferai rien, On le. eunnait assex pour qu'il me soit impossible de 1ien ajou-

ter à sa réputation d'homme taré.… é

: de cacher une partie de la vérité, pourvu qu'il donnat le |

— Oui, interrompit Bagoulard, mais vous veus enten-

des avec lui pour mentir sur mon compte,

Un soufflet retentissant fut ls réponse un peu énergique qui parvint à l'oreille et sur la joue de Bagoclard.

Il s'en suivit une mêlée générale parmi la foule, où {l y'eut nombre d'yeux pochés. Le * président leva la séance et la foule «6 dispersa très édifiée sur lecompte des hommes publics en général et de Bagoulard eu particuliers Une foule d'anciennes connaissances se réuni. rent autour de Duroo pour le féliciter, M. Latour lui même vint lui ssrrer la main avec effusion, et l'invita à.

aller ches lui, Duroc accepta avé empremement et s'ax-

ousa pour aller faire un bout de toilette, : no

Do:

Louise, de 1a, fonêire où elle était, avait amisié à presque toute cette soène, Lorsque Duroc s'étei: nommé, - ‘elle s'était retirée pou. sacher son émotion, mais, comme la joie ne tue pas, élle avait bientôt réussi À se calmer atsôz pour pouvoir repréhére son poste d'observation, Léon accompagné de Leduc alla se faire. raser pour | Peparaître sux yeux de Louise à peu près tel qu'elle l'a. 1 "ait va lorsqu'ils s’étaiont quittés. de , En revenant à l'hôtel il trouva deux hommes qui l'at:

tondaïent, C'étaient les témoins envoyés par Bagous lard pour lui demander une réparation par les armes. T1 les charges de s'entendre avec Leduc, et il fut convenu

+ Le rencontre devait avoir une Île déserte en face de Pingre

ravir, Décriamants, après une aussi Impossible et nous. lis.

Sons au lecteur le soin de se figurer cotte scène attendrissante tout en lui recommandené d'y aller forme et do ne pas craindre &: Àépasser la réalité, Ka apprenant

… fi s’évanouir Ja

lieu dans quelq LJUUrS Lure SPABS-HS F0

: ter ls plüs tôt possible au Nouveau-Mexique on, le soin . de nes affaires réclamait sa présence, Son intention était

—Vousforiez bien de ne Pas me manquer, Jui dit Léon, car moi je ne vous Manquerai pas, Je vous avertis que js tire assez juste,

Bagoulard ajnsta lo ; Puis pressa la détente.

La balle sifla à l'étéille de Léon, | |

—"Un pou trop à éâuche, ft ce dernier, C’est étonnant comme les ons en veulent À cccôté.là. Et mainte. nant je vais vous tuor. ajouta t-il d'un ais farouche : Puis, se radoucissant »

—Oh non; je ne suis vous montrer Le ris. Vous avez me taqui.

* baït hier pendant votre discours, uw est ls Cause de notre querelle, ner Et il presea la détente, —Ænlevée la mèche de chovoux,

oratoires, venait # la balle do Léon Durue, Bagoulard perdit son élection. 71 <Hi CERN Été».

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: FT la môche n'était plus EN m étsit dé . ponilé de sa'chevelure, eb l'éloquence de Bagoulard subit ‘un temps d'arrêt qi durs jusqu'à ce qu'une autre mèche eut remplacé cellu,qui était restée sur l'ile, ee Que dire de plast Eugène ouvrit un magasin dans ne es cantons de l'Est, Duroc épouss Louise et partit aveo son beau-père et son épouse adorée pour le Nouvesu- Mexique, où M. Latour mourut après avoir eu le satis: faction de voir #a flle aussi heurause qu'on peut espérer l'être en e monde. Les rols heureux n'ont pas d'hise toire. Le phehaten aptes shenreux. Qu'ils Duroo pis au que tous

qu'ils eurent beoucoup

ir les évènements. *Gette histolre est trep récente pour ‘affrmation puisse paraître vraisemblable eb at sure de ht on see al dans son ensemassortion entachée d'invraidont le titre :

n peutêtre au nr des nouvelles de sans des peonnege

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