SAINT MARTIN
Pierre Breullin.
Jacques Pair resol.
Maistre Pierre Masoyer.
Claude du Moud.
Claude Grant Dieu.
Jacques G ru s sel.
Jehan Allait.
Jehan Reullier le Jeune.
Ij! Corde lier.
Jehan P ica rot.
Pierre Gnillier.
Doua.
Jehan Guillemot, matin.
Claude Bouchai t.
Pierre Tellier.
Bas lien Droguet.
Lik'art de Moncognys.
Michaelis.
Tacot.
Le filz Michelin.
U Rox Ballot.
Es tien ne Bossuet.
Jehan Thihirt.
Jehan Barbier.
Mcssirc Jehan Chcirel.
Georges Casotc.
Mcssirc J os se.
Le Clerc du Bel Hoste.
Jehan Casotc.
Le petit Morandct.
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Le nepveu.
La Cosine.
L’enffant ressuscité. .
Le premier payen . .
Le second.
Le tiers.
Le quart.
L’empereur.
Le premier conscillier
Le second.
Le portier.
L’usurier.
Le juge .
Le premier sergent. .
Claude la gcnte . . .
Son filz.
Le mort ressuscité. .
Sainct Martin.
Sain et Sévère.
Sainct Galle.
Jehan Falot.
Jeton Manchot.
Cbeit'cli.
Angucrran de Ctoisy.
Le Roy Fa Ilot.
Le serviteur Ctonnaille.
Jeton Guillemot.
Pierre Loiseleur.
Jeton Bufjart.
Jacques Gousset.
Guillaume Carré.
Pierre Goillot.
Gutun Taconot.
Grosbcr.
Jeton Picarl.
Georges Fai lot.
Messire Jehan Cheircl.
S'ensuit les parsonmiiges J infil mercredi après le disner.
Paradis et Entier.
Claude la gente.
Son filz.
L’usurier.
Le juge.
Le premier sergent.
Le second.
Le povre. Messire Jeton Clxirel.
Le fripier. Girardin Coclier.
Tous les chanovnes et tous les moynes.
Sainct Brice.
Le premier disciple S. Martin . . Le Cordelier. Le second disciple. B router tou.
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LE MYSTÈRE DE SAINT MARTIN ^3
Bien que le nombre des personnages soit de cent cinquante-deux, celui des acteurs ne doit pas atteindre ce chiffre, car certains rôles de second plan furent confiés au même interprète. Plusieurs noms ayant été omis dans le manuscrit, il devient impossible de fixer exactement le nombre de ces derniers. On y constate que les quatorze rôles de femmes sont tenus par des hommes; des jeunes gens ou des enfants devaient figurer les anges. Les notabilités de la ville ne manquèrent pas d’apporter leur concours à cette représentation, notamment l’arrière-grand-père de l’évêque de Meaux, Jacques Bossuet qui, en 1460, avait etc reçu bourgeois de Scurre.
Le Sujet
Dans le Mystère de Suint Martin, Andrieu de la Vigne a suivi très exactement la tradition de Sulpice Sévère ', en s’en inspirant, parfois, complètement ; « mais tout en respectant la tradition historique il sait faire parler et agir ses acteurs avec une certaine verve et quelque vérité. Les détails ne manquent pas pour lui permettre de poser immédiatement ses personnages. D’une part ces parents, bouffis d’orgueil, pleins de leurs richesses et de leur puissance, fiers de leur crédit auprès du souverain qui fera de leur fils un homme important ; d’autre part Saint Martin humble, soumis à l.i 'volonté paternelle, mais décidé déjà, grâce à l’inspiration divine, à renier les erreurs païennes pour embrasser le christianisme. De la Vigne n’oublie pas non plus le but religieux et la pensée dédification qui ont motivé son œuvre; ce credo dans la bouche du prêtre est là comme un heureux contraste avec les absurdes croyances des idolâtres au milieu desquels vivait Saint Martin. On peut reprocher à l’auteur quelque complai-
1. Sulpice Sévère, Sulpicius Suer us, naquit eu Aquitaine vers 563 et mourut 'ers l'an 410. Ses ouvrages lui valurent le surnom de Suit us te Chrétien et sa Vie Suini Mût tin, bieu que parfois inexacte et souvent uaïve, demeura longtemps populaire.
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UN’ RIIÉTORIQU’EUK
saricc à étaler sa science mythologique ; mais 1 érudition était de mode et il subissait l’influence de son époque singulièrement pédante »
Saint Martin était né à Sabaric, en l'an 316,’de parents occupant un certain rang, mais païens, s’il faut en croire Sulpice Sévère : parentibus secondum scculi dignilatem non infiviis,gentilibns tamen. Son pèreétait tribun militaire, c’est-à-dire quelque chose comme colonel dans notre armée ; il devint ensuite vétéran, puis reçut un bénéfice, en échange duquel il devait son fils à l'empereur. Mais ce fils était aussi doux et tranquille que le père se montrait rude etgrossier même; bien mieux la mère Saint Martin se joint à son époux pour railler les goûts pacifiques de son enfant et rêver pour lui la gloire des batailles. Martin qui pense déjà à se convertir au christianisme, résiste aux prières de sa famille et peu fait pour la vie des camps, demande tout au moins quelque répit pour réfléchir.
Cependant, l’empereur Julien César, en vue de supprimer
rassemble une armée de gentilshommes et décide de convoquer les fils des « Chevaliers à barbe grise », c’est-à-dire de ses vétérans. Décision que Julien César fait, sans retard, publier par un trompette :
Trompeté, va legierement Partout publier cest affaire ,
Et dis par cueur t u mandement Comme tu sces nu i! est de faire.
Cet ordre remplit de joie le père de Saint Martin :
Ma km et Jupiter en somme Soit loué de ce nue nous somme
Briet jamais ne fus plus joyeux.
La raison vielles se nuis somme