Vers
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UNIVERSITY OF CALIFORNIA
LE MYSTERE DE SAINT MARTIN
Si
puis il sc parc « en guise d’un roy couronné et accoustré ce qui est possible » Les diables sont terrifiants avec leurs habits de crin, leurs cheveux hérissés, des barbes et des masques a horrifiques » ; ils ornent, en outre, leurs personnes avec des ailes de chauves-souris. Proserpine, pour se rendre irrésistible, sc a boute en forme de Vénus » J .
Tels sont les seuls renseignements qu’on puisse tirer de l’étude du manuscrit, les autres interprètes devaient, sans aucun doute, porter les costumes du répertoire de l’époque
La Versification
« La versification ordinaire des Mystères, écrit M. Petit de Julieville *, est le vers de huit syllabes employé quelquefois à rimes croisées, beaucoup plus souvent à rimes plates, sans distinction des rimes masculine ou féminime ; autant qu’il est possible, les auteurs s’attachent à couper le dialogue de telle sorte que le dernier vers de chaque couplet rime avec le premier vers du couplet suivant. Cette disposition devait aider singulièrement la mémoire des acteurs et leur permettait de retenir des rôles fort étendus, quelquefois de deux, de trois mille vers. »
Mais en dehors de ce rythme, en quelque sorte, fondamental, on rencontre dans les mystères toutes les formes de versification. André de La Vigne, qu’il obéisse à sa fantaisie ou à sa commodité, qu’il suive plutôt, en cela, le goût de son temps, a eu recours pour la composition du Mystère de Saint Martin, à toutes les subtilités, si fort en honneur au xv c siècle. A cette époque, en effet, les auteurs s’ingéniaient à remédier à la pauvreté des idées par des arrangements et des combinaisons de rimes bizarres et parfois ridicules; ils s’efforçaient, semble-t-il, d’amonceler les difficultés, pour