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3. Cette moralité occupe, dans !c manuscrit, le t* 254 r* au f° 240 v°.
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UNIVERSITY OF CALIFORNIA
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ce dernier, car il s'agit d’un miracle que Saint Martin opéra lorsqu’il fut mort '. C'est au moment où l'évêque de Tours vient d’expirer que s'ouvre la moralité ; pendant toute sa durée, le corps du défunt va rester exposé au fond du théâtre. Voici comment tyi poète et auteur dramatique bourguignon, Boursault analyse cette petite ce livre, dans une lettre à l’évêque deLangres * : « Un jour qu’on devoit porter en procession les reliques du saint deux pauvres qui étoient sur le chemin où elles dévoient passer, et â qui l’on faisoit de grandes aumônes par la compassion qu’on avoit de leurs infirmités, craignant d’être guéris et de ne plus rien gagner, résolurent de prendre la fuite, mais comment? l’un était culde-jatteet l’autre aveugle. Le cul-de-jatte voyant que l’aveugle était vigoureux et fort, et ne concevant point de plus grand malheur pour eux que de voir et de marcher : a II nous est aisé, lui dit-il, si tu veux me croire, d’empêcher que Saint Martin nous guérisse. Tu es aveugle, mais gros et robuste ; porte-moi sur tes épaules, et je te dirai par quel chemin tu dois aller. » A peine la proposition fut-elle faite qu’elle fut acceptée. L’aveugle se chargea du cul-de-jatte et tous deux se sauvèrent de peur d’avoir le chagrin d’être guéris. » Ce que Boursault ne dit pas, mais ce qui se produisit pourtant, c’est que les deux infirmes « veuillent ou non veuillent » revinrent miraculeusement à la santé. Touché de la grâce, l’aveugle se convertit, mais le boiteux, impénitent, compte bien réaliser de nouveaux bénéfices, en se fabriquant des ulcères et des plaies.
Les deux compères vont donc s’exprimer ainsi :
1. Le meme sujet se retrouve dans un autre Mystère de m Saint Mai lin, un peu plus ancien, représenté à Tours et dont nous avons parlé plus haut. Mais cet épisode l’ait ici absolument corp*> avec la pièce principale, dont il forme le dénouement. André de la Vigne a jugé préférable de le traiter à part ; l'aventure est d’ailleurs semblable dans sa forme joyeuse. Florian devait, plus tard, s'en inspirer pour écrire sa fable : l'Aveugle el le Paralytique.