li. Serr-jny, Li isfrèseu! :!i n
( Mc moi res J: i'Aeu dt'iuie des Scieuee; année 1SS7, pp. 275 suivante».
ci'irr Mystère de Saint-Mertin à Seurre, en rjçfi. . Arts i7 Delles-Ldli es Je Dijon, y série, t. X,
Original from
UNIVERSITY OF CALIFORNIA
Lli MYSTERE DE SAINT MARTIN
« Quel but, continue M. Serrigny, se proposaient la ville et le clergé de Scurre « en marchandant ce mystère » ? Le désir de se divertir, désir commun à tous les temps et à tous les pays, l'expliquerait assez ; cependant il nous semble qu’une idée plus élevée inspira ces réjouissances. M. Rossignol ( Histoire de la Bourgogne sous Charles l'IJl ), pense avec beaucoup de raison, qu’on espérait obtenir par l’intercession de Saint Martin le « triomphe de la France Il est certain qu’au moyen âge, nos pères croyaient, dans leur piété naïve, écarter par ces piaeula, ou manifestations expiatoires, les fléaux quels qu’ils fussent, peste, invasion ou calamité publique. De nombreux mystères en font foi. Mais ce qu’on voulait aussi c’était l’édification du peuple par des moyens réels, tangibles, tout en l’amusant. Le but religieux parfaitement indiqué dans le Procès-Verbal, apparaît dans tous les mystères ; en effet, ils étaient l’occasion de sermons et de prières auxquelles l’assistance toute entière prenait part...
« Par leur origine même, les mystères présentaient un caractère religieux, cela n’est pas contesté. L’église tut leur berceau, leur premier théâtre ; les cérémonies du culte luiméme les avaient inspirés. Les clercs, après avoir été les premiers acteurs, n’y intervenaient-ils pas encore r Le clergé favorisait de son mieux, à cette époque du moins, les représentations ; il défendait de sonner les cloches pendant ces jours de fêtes populaires, avançait l’heure de la messe ou retardait celle des vêpres afin que tout le monde, peuple, chantres et chanoines, put assister au spectacle. »
Le Mystère de Saint Martin est le seul qu’André de la Vigne ait composé. Un mystère portant le même titre fut représenté A Tours, sous François I er ; s'agit-il de celui qu’applaudirent les habitants de Scurre, en 1496 ? Rien ne permet de l’affirmer; il doit plutôt s’agir d'un mystère, réimprimé en 1841 et qui avait été publié en 1500 \ Ces deux œuvres
X. Le Mystlre de la lie et hysloirc de monseigneur Su inet Martin, lequel fut archevesque de Tours ; contenant comment il Jul carre ity à la je y chi chienne, puis ccnccrtil
Original from
UNIVERSITY OF CALIFORNIA
UN RIIÉTOKIQVEUK
qui poitcnt le meme nom ne présentent, d’ailleurs, aucun point de ressemblance.
Ajoutons, enfin, qu’un troisième mystère également consacré à Saint Martin, mais très différent aussi, a été publié en 1883, dans le Bulletin de la Société historique et archéologique de Sainl-Jcan-dc-Xfauricuiic.
A Seurre, cette représentation sensationnelle resta sans lendemain.
Le Manuscrit
Le manuscrit du Mystère de Saint Martin déposé à la Bibliothèque Kationale (Fr. 24,332), comprend 264 feuillets, format in-4 0 (o m 28) x o n, 210) à tranches dorées. Il est relié en veau couleur La l'aIliere ; plats pleins encadrés de trois filets dorés ; le dos, gaufré et doré en tète et en queue, porte quatre pièces de titres séparées par cinq nerfs et ainsi disposées :