‹ Un saintChapitre 22 sur 52 · V. Cousin · texte numérisé non relu

V. Cousin

Mercredi, 20 octobre 52.

Que me dit-on, ma bien chère amie, que vous avez été malade ? Impatienté de ne pas recevoir de vos nouvelles, je suis allé chez vous... et là on m'a dit que... grâce à Dieu vous étiez hors d'affaire. Et pas un mot de vous ! Vous me diriez que moi-même j'ai bien gardé le silence. Mais il me semble que nous ne comptons pas nos lettres, et d'ailleurs vous avez pu deviner qu'après le malheur qui m'est arrivé, j'avais dû m'enfoncer dans le travail, et que j'étais digne d'excuses. Je vous attendais avec un très beau volume à vous offrir croyant d'après ce que vous m'aviez dit que vous seriez à Paris à la fin de janvier. Je me résigne à votre absence, mais j'ai besoin d'être rassuré par vousmême sur votre chère santé. Ne vous fatiguez pas, prenez votre temps,

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mais faites-moi savoir bientôt comment vous vous trouvez. Je ne vous en écris pas davantage, et tout en vous grondant je vous renouvelle l'expression de ma bien vieille amitié.

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