V. Cousin
Dimanche 12 déc. 53.
... Je suis charmé que vous soyez à
Restez-y quelque temps, et faites quelque chose pour ces étouffements que je n'aime pas. Votre médecin a dû vous prescrire un régime et des remèdes. Je ne suis pas comme Molière à l'endroit de la médecine : elle ne peut pas grand'chose, mais elle peut quelque chose, et quelque chose c'est beaucoup. Couchez-vous de bonne heure et levez-vous tard. Ecrivez-moi de temps en temps, donnez-moi bien des détails sur vous, et croyez bien que personne ne vous est plus attaché que moi.
Je me donne un peu de congé du côté de la philosophie, et je rentre pour cet hiver dans le xvii'' siècle et les dames de ce siècle. Je songe à reprendre mon commerce avec Mme de Longueville, et je vais d'abord, pour me remettre en goût, écrire quelques pages dans la Revue des Deux Mondes sur une de ses amies.
Soignez- vous et aimez-moi toujours un peu.