FRE
pee
frappantes que l’autre ? Non, au contraire; sa
construction est du genre le plus primitif au
Canada. A l'extérieur, l’on ne voit que des pierres
brutes recouvertes de chaux : à l’intérieur, tout À nouvelle est simple et sans intérêt matériel, à l'exception d'qu'ils
toutefois d'une collection de petits tableaux en peinture à l'huile suspendus au mur du chœur. L matrice
Parmi ces tableaux, ies uns sont des copies des
des îtres, ce grands maître 13 m
EEE
Fe #4
1e aussi pierre, notre epréseli- Marthe e., Enfin, un carilise.
emple, ce l, ce n'est étrangers Tous les
anctuaire
ue celui-ci iques plus itraire ; sa rimitif au des pierres rieur, tout l'exception bleaux en du chœur.
copies des
A De.
pe
à re
(EE , Ds KES Fe TE IE nd me J# & ji] D.
de À # A .
ee ns & ES La " LA FA # a wi cf A
as
construction.
‘d'une visite pastorale...
Dans la croix du petit clocher, se trouvent
des fleurs de lys qui trahissent l’époque de sa
De fait ce modeste sanctuaire est
“bien ancien et l’une de nos antiquités, comme l'itteste le document suivant que le lecteur aimera Ipeut-être à lire, et que j'ai extrait des registres
lle la paroisse :
* Nous, Jean, évêque de Québec, dans le cours
* De plus, Nous avons déclaré aux habiéajite: à à
‘la fin de Notre prédication, que Notre intention était qu'ils fissent paraître leur zèle en travail- ‘lant à une nouvelle église de pierre pour la bâ- ‘tisse de laquelle Nous avons promis de donner ‘abondamment, et que Nous espérons qui sera faite bientôt si les habitants qui sont des deux ‘côtés de la rivière (le Safnt-Laurent), y con- ‘tribuent comme Nous les y exhortons pour
l'honneur de la grande sainte, leur patronne, et
‘leur avantage particulier, leur déclarant que * Nous leur permettons volontiers la bâtisse d’une ‘nouvelle chapelle du côté de Bécancour, après ‘qu'ils auront fait paraître leur zèle pour la ‘ bâtisse “doivent toujours regarder comme leur mère ” matrice,
de celle de Sainte -Madeleine qu’ils ‘JEAN, EVÊÈQUE DE QUÉBEC
“13 mai 1714.”
Cet antique sanctuaire n’est pas cependant la première église qui ait été érigée au Cap de là Madeleine, Une autre, encore plus modeste, bâtie en bois, dont je n'ai pu constater la date précise de la construction, existait déjà en l’année 1653, Elle avait 30 pieds de longueur sur 16 de largeur. On voit encore, dans le comble du vénérable sanctuaire actuel, de vieilles peintures à fresque ayant appartenu à cette primitive église en bois.
Mais revenons à notre béni sanctuaire, l’objet particulier de cet écrit. Encore une fois, d’où vient la prédilection que l’on a actuellement pour lui, d'où vient le charme qui attire vers lui le: pèlerins en si grand nombre ?
Ce secret, le voici :
Messire Paul Vachon, premier curé de la paroisse du Cap de la Madeleine, ayant sollicité de Rome la faveur d'établir dans sa paroisse la confrérie du Saint-Rosaire, vit avec bonheur son vœu se réaliser, Un diplôme officiel de l'érection du Rosaire lui fut accordé, le 11 mai 1694, par le frère Antonin Cloche, général des Dominicains à Rome. Ce vieux document, quoique un peu victime des injures du temps, est encore bien
lisible, Il est signé par le général susdit, et”
contresigr siteur de ” Vallier, le
le # octobt
ans, le 40
5 du Rosair
du { ‘ap de ans que complaisa
des âmes ]
autre la œ
(Que s'e
premiers.
des nomt
à siecles, à
derniers !
moins des le dire pr revistres
lumière à
bien des
jeune hoi
un pauvi
% est venu
baume b
Le {
dant la 0 contresigné par le frère Antonin Massoulié, inqui-
p de là siteur de Toulouse, et approuvé par Mgr de Kaintste, Lâtie e précise ée 165,
e largeur.
Vallier, lequel établit ou fit établir la confrérie
le & octobre 1697. Il y aura donc juste deux cents
ans, le 4 octobre prochain. que la belle institution
du Rosaire à été érixée dans la première chapelle
rénérable du Cap de la Madeleine, IT y a donc deux cents
à fresque ans que la Vierge Immaculée regarde avec
e en bois. complaisance, du haut du ciel, ce coin de terre où
re, l’objet ." des âmes pieuses viennent lui redire de temps à
fois, d’où autre la glorieuse salutation de l’ange Gabriel.
nent pour (Que s'est-il passé là de particulier dans les
rs lui le: premiers jours de la confrérie, ou dans le cours des nombreuses années qui ont formé les deux siecles, à l'exception des vingt ou vingt-cinq ré de la derniers ans ? S'est-il opéré des miracles, ou du
it sollicité moins des guérisons merveilleuses ? Je ne saurais
aroisse la le dire précisément, n'ayant rien trouvé dans les
nheur son registres de la paroisse qui pût jeter quelque
l'érection lumière à ce sujet. Je m'imagine cependant que
94, par le bien des fois une mère affligée, une jeune fille, un
ipicains à Jeune homme désireux de connaître sa vocation,
un peu % Un pauvre infirme languissant depuis des années,
icore bien est venu trouver là le rayon de lumière ou le
susdit, et baume bienfaisant qu'il désirait.
J'excepte toutefois ce laps de temps de vingt cinq années près que je viens de signaler. le nous sommes, pour ainsi dire, en plein temps moderne, et l'histoire n’est plus muette. Depuis IS70, le vieux sanctuaire du Cup a attiré l'attention publique ; les pèlerins isolés se sont faits plus nombreux d'année en année, et un véritable pèlerinage s’est formé sradueliement. Aujourd'hui — depuis dix ans surtout — ce ne sont plus seulement des pèlerins isolés qui fréquentent la petite église du Cap, mais les foules s’y transportent comine au célèvre sanctuaire de Beaupré. Les diocésains de Montréal et d’ailleurs y viennent en foule comme les paroisses trifluviennes et nicolétaines,
À ces falaises, où n’abordaient autrefois que la chaloupe et le canot, l’on voit arriver aujourd’hui des vaisseaux de haut bord chargés de pèlerins ou de touristes. Du côté du nord, le village est relié au chemin de fer du Pacifique par ur embranchement qui y donne facilement accès, hiver comme été.
Ces améliorations considérables faites en faveur du pèlerinage du Cap sont dues en particulier à l'initiative intelligente et à l'esprit de foi de
et de M. Té
Rivières pot
pelerins se M. l'abbé P e nombre d l'année deri pelerins en ‘ifférence a\
3,000 pèleri
et question.
le sénat
Aussi, gr
Mais je n
et par la tr
| ne qui à mérite qui a été sa prince de la devoir être # cencrations
cette V iere
temps de l] sanctuaires : en son hont
| est quelque:
vingt
er. Ici temps Depuis tention ts plus ritable ard’'hui us seula peportent , Les
ennent
nes et
que la ird’hui \ .
èlerins ge €st ar ur
accès,
faveur alier à foi de
‘4 temps «t
\. le sénateur Montplaisir, paroissien du Cap,
et de M. Télesphore Normu:.d, député des Trois-
Rivières pour la chambre locale.
Aussi, grâce à ces améliorations en partie, les
pelerins se font-ils plus nombreux que jamais.
M. l'abbé P'aguay, curé de la paroisse, m'a dit que
le nombre des pèlerinages organisés s'était élevé,
l'année dernière, au chiffre de 58, et celui des
pèlerins en général à 35,000 environ.
Quelle
différence avec l’année 1890, où l’on ne compta que
3,000 pèlerins en tout !
Mais je n'ai dévoilé là qu'une partie du secret
» en question. Il faut admettre, par l’histoire sacrée
et par la tradition, que la Vierge par excellence
qui a mérité d’être hénie entre toutes les femmes,
qui à été saluée comme pleine de grâce par un
prince de la cour céleste, et qui a déclaré elle-même
devoir être appelée bienheureuse par toutes les
ls i an
ve et sa propre prophétie.
# gencrations, il faut admettre, dis-je, que souvent cette Vierge a vu se réaliser et les paroles de Dès les premiers
l'Eglise, et dans le cours des siècles, des
sanctuaires de toutes dimensions ont été érigés
en son honneur ; et parmi ces sanctuaires, il en
est quelques-uns sur lesquels elle s’est plu à jeter
des regards de prédilection. Le premier en date comme en sainteté est celui de sa propre maison à Nazareta. Après l'avoir favorisé . gràces et de ses dons, et en avoir fait un lieu de pèlerinage pendant de longs siècles, elle n'a point permis qu'il fût profané par les infidèles, et elle le fit un jour, comme nous le savons, transporter par les anges à Lorette, en Italie, où il est depuis six cents ans l’objet de la vénération universelle.
Et qui ne connaît les célèbres sanctuaires de Notre-Dame de Fourvières, de Notre-Dame de la Garde, de Notre-Dame de Ja Salette, de Notre- Dame de Lourdes en particulier ? Voilà des lieux à jamais bénis et favorisés de la Vierge Immaculée. Qui dira toutes les grâces, toutes les faveurs spirituelles comme temporelles obtenues aux âmes guidées là par la foi, l'espérance et l’amour ?
Ici, que le lecteur me permette une remarque qui a sa justesse, il me semble. C’est que Marie, dans le choix de ses sanctuaires privilégiés, paraît avoir une prédilection marquée pour les sites pittoresques. Je puis du moins en signaler quelques-uns avec connaissance de cause pour les avoir contemplés de mes propres yeux; je veux
parler en particulier des sanctuaires de Notre-
Dame de
de Notre-] de Lourdes uracieUX couvert dé déroule un la mer ave sa surface
ses aspect:
sa colère el le tablean
s'étend à s
qui réuni:
quatrième,
hautes cin
verdoyant.
Eh bien
pas non
pelerins e
beau jour
varié et re gracieux (Québec, c
loin avec
la rive su
n date maison graces rinage permis e fit un par les buis Six lle.
aires de e de la Notrees lieux maculée.
faveurs ux âmes ur ?
marque
e Marie.
8, paraît Le
les sites
signaler
pour les !
je veux |
> Notre-
Dame de Lorette, de Notre Dame de la Garde, de Notre-Dame de Fourvières et de Notre-Dame de Lourdes. Rien de plus grandiose ou de plus vracieux que ces sites ! Pour l’un, c'est un coteau couvert de lauriers roses au pied duquel se déroule une belle campagne ; pour un autre, c'est la mer avec son vaste et mystérieux horizon, et sa surface mobile, qui tantôt reflète le ciel avec ses aspects divers, tantôt présente l'image de sa colère et de sa fureur; pour un troisième, c'est le tablean d’une riche et populeuse cité qui s'étend à ses pieds et la peinture de deux fleuves qui réunissent leurs ondes fugitives: pour un quatrième, enfin, c'est la vue de montagnes à hautes cimes, de collines gracieuses et de vallées verdoyantes.
Eh bien ! le site du Cap de la Madeleine n'est pas non plus sans attraits ni charmes. Les pélerins et les touristes ont pu remarquer, par un beau jour de printemps ou d'été, comme il est varié et rempli de lumière. Son horizon offre le gracieux et le grandiose à la fois. Du côté de Québec, c'est le Saint-Laurent qui déploie ou loin avec majesté sa large nappe d’eau; vis-à-vis, la rive sud offre le joli tableau d’un coteau couvert
de bocages, où se mélent des arbres fruitiers et des arbres d'ornement ; plus haut l'œil contemple avec bonheur les églises de Sainte-Angèle, de Saint-Grégoire, et dans le lointain la flèche élan cée de la cathédrale de Nicolet ; du côté du nord, on aperçoit la cité trifluvienne avec les dômes et les clochers de ses églises et les toits brillants de ses grandes institutions ; enfin, le fleuve avec ses vaisseaux à vapeur et à voiles offre un spectacle toujours vivant,
Sous un autre point de vue, quand la Vierge bénie se choisit quelque part un sanctuaire, elle se prépare d'avance des agents qui favorisent plus ou moins ses des: sins de miséricorde, Notre pélerinage du Cap n'a pas échappé à cette loi. Le premier curé, messire Paul Vachon, dont j'ai déjà parlé, et qui s’est intéressé à l'établissement de la confrérie du Rosaire, était un prêtre tout à fuit selon le cœur de Dieu, si nous en Jugeons par l’acte de sépulture consigné dans les registres de la paroisse. Il est dit de lui, entre autres choses, que, muni (des sacrements ordinaires, après avoir desservi ladite paroisse du Cap l'espace di 44 ans, avec édification et à l'avantage de tous
les paroissiens qu'il a luissés embaumés de l'odeur
de SCS vert son ligne pt l' S0S pu M, le ct prêtre dis Mer Laval Le secor blement la; en question Je veux pa wenéral du sous ce ra] Cest à par de la paroi ont comme On aurait s'occuper q il ne fais:
particulier. Aussi sa datait-elle séminaires Thérèse, il Notre - Sei
Elevé au s:
iers et enmple ble, de
élan 1 nord, mes et nts Je vec ses
ectacle
Vierge re, elle orisent Notre loi. Le ai déjà at de la t à fuit ns par tres de choses, après pace di de tous
l'odeur
de ses vertus et duns Lu douleur d'avoir perdu son digne pasteur qui les « instruits également pur ses paroles et par ses exemples...
M, le curé Duguay m'a dit en outre que ce prêtre distingué faisait partie du chapitre de Mur Laval, premier évêque de Québec.
Le second instrument dont s'est servi visiblement la sainte Vierge pour former le pèlerinage
en question, est peut-être le premier en mérite ;
je veux parler du regretté curé Désilets, vicaire
vénéral du diocèse des Trois-Rivières. Son rôle sous ce rapport a été évidemment considérable. C'est à partir du commencement de sa desserte de la paroisse du Cap que les pèlerins étrangers ont commencé à fréquenter le béni sanctuaire. On aurait dit qu'il avait été placé là pour ne s'occuper que de la confrérie du Saint-Rosaire : il ne faisait qu'en parler en public comme en particulier.
Aussi sa dévotion vive envers la sainte Vierge datait-elle de loin. Encore jeune homme, aux séminaires de Nicolet, de Québec, de Sainte- Thérèse, il manifestait un grand amour pour
Notre - Seigneur et pour sa Mère bien - aimée,
levé au sacerdoce, cette tendre piété, cette vive
i 4 UN SANCTUAIRE CANADIEN
dévotion ne fit que s’accroître en lui, et lorsqu'il
fut nommé à la cure du Cap, où il trouva établie la confrérie du Rosaire, il donna libre carrière à son zèle envers le culte de Marie.
Cette bonne et puissante Mère ne fut pas longtemps sans bénir les efforts de son apôtre par des faveurs nombreuses et vraiment merveilleuses. Un jour, c'est un pont de glace qui se forme tout à coup, presque au printemps, pour faciliter le transport de la pierre destinée à la construction de l’église neuve ; un autre jour, c'est un enfant noyé que l’on retrouve immédiatement après des prières faites en l'honneur du saint Rosaire : d’autres fois, ce sort des personnes qui proclament avoir été ouéries soudainement de maladies graves et invétérées : bien souvent, ce sont des favenrs spirituelles obtenues dans un pèlerinage à l'antique sanctuaire,
Bientôt aux pelerins privés qui se comptent par centaines et par milliers succèdent les pèlerinages publics organisés. Les paroisses de Saint-Grégoire, de Sainte-Angele, de Bécancourt traversent le fleuve et font cortèse avec la ville des Trois- Rivières et les paroisses aux environs du Cap. Le
dévot pasteur eut donc, avant de partir, en 1SSS
pour un mn faction de nombreux ] blies. J’ain plait souve qui lui fur
Je crois
justice à ce
de concert l'initiative constructio maintenant!
[l'est un du Rosaire iséricordi de sant I important à Jérusale dizaine d’al région tri vicaire D entrevoir | (1) Les lect
du crand Vi
tion du sance
ET regretté «
orsqu il établie
rrière à
fut pas Ôtre par illeuses.
me tout iliter le truction
enfant près des Rosaire :
Jclament es graves
favenrs
l'antique
tent par #
lerinages
xrégoire,
ti ersent le
*s Trois-
Cap. Le en ÎSSS
pour un monde encore meilleur, la douce satisfaction de voir son cher sanctuaire visité et par de nowbreux pèlerins privés et par des pèlerinages publies. J'aime à penser que son âme bienheureuse se plait souventaujourd’hui àerrer autour de ceslieux qui lui furent autrefois si agréables et si chers...
Je crois devoir ajouter, pour rendre toute
justice à ce dignitaire défunt, qu'il à pris, Je crois,
de concert avec monsieur le sénateur Montplaisir, l'initiative dans les démarches relatives à la construction du quai considérable qui existe maintenant au Cap. (1)
[l est un autre agent providentiel que la Vierge du Rosaire à fait et fait encore servir à ses vues miséricordieuses : c’est le R. P. Frédéric, disciple de saint François d'Assise, autrefois au poste important de vicaire custodial des Franciscains à Jérusalem, et établi au Canada depuis une dizaine d'années, ce me semble. Il parut dans la région tritluvienne juste au moment où le grand vicaire Désilets commençait à décliner et à
+ un + À 51 L 4 É re entrevoir le port éternel...
(1) Les lecteurs, désireux de connaître plus en détail la vie du grand Vicaire Désilets, pourront recourir à la grande édi. Don du Sanctuaire Canadien, laquelle comprend la biographie
du regretté défunt,
Ces deux hommes se comprirent tout de suite
en se rencontrant, et on aurait dit deux frères qui |
se revoient après une longue absence, tant il y
avait de points de contact et de ressemblance
dans leurs caractères : même amour vif pour Notre-Seiwneur, même dévotion tendre pour là Reine des anges. Le P. Frédéric continua donc l’œuvre si bien commencée, et l’on sait avec quel dévouement il se porte toujours à l'accueil des
pèlerinages qui se font au Cap de la Madeleine,
Son éloquence facile et onctueuse, sa robe de |
bure qui rappelle l'humble pénitent d'Assise, sa vie austère et toute pénétrée de surnaturel, ses connaissances des sanctuaires de Terre-Sainte, tout cela forme en lui un attrait puissant qui active les pèlerinages au sanctuaire du Rosaire. Grâce à son zèle et à sa connaissance de la ville de Jérusalem, les pèlerins ont le précieux avantage de faire au Cap les stations du chemin de la croix dans les inêmes proportions de distance —réduites au tiers—que le véritable chemin parcouru par le Fils de Dieu. T'illusion est poussée même jusqu'aux formes et aux accidents du terrain. Une autre œuvre qui signale la large part
que prend le P, Frédéric à ce pelerinage, est la
publication publication sainte Vier, merveilleuse qui renferm variées des Sante, Ch photogravut
le temps, ce
“ ct précieux.
Sur la fi utilise dans | sanctuaire sionaler le t De temps à
importantes
n. pelerins étre
… élevée À la
rappelant |
bouche d'or,
june impres > (randeur a : Aussi me
… venue pour
ronne de j?
le suite res qui nt il y ablance if pour pour la a donc ec quel ieil des deleine.
robe de ssise, Sa rel, ses Sainte, ant qui )saire.
e Ja ville Vantage la croix réduites uru par e méme rain.
‘ge part
e, est la
publication des Annales du Rosurre : intéressante
publication qui renferme, outre des études sur la
sainte Vierge et les récits des nombreuses et
merveilleuses faveurs obtenues au petit sanctuaire,
qui renferme, dis-je, des photogravures les plus
variées des villes et monuments de la Terre-
Sainte. numéro contient une de ces
Chaque
photogravures avec une explication relative. Avec
le temps, cette collection formera un recueil rare
et précieux.
des
. utilise dans la formation et l’affermissemeut deson
Sur la liste Marie
pieux ouvriers que
sanctuaire du Cap, je ce veux pas oublier de
sionaler le très vénéré prélat des Trois-Rivières.
De temps à autre, il interrompt le cours de ses
importantes occupations pour venir saluer Îles
… pelerins étrangers.
Sa parole simple, limpide et
élevée à la fois, pleine d'images et de flammes,
rappelant la grande manière de l'évêque à la
bouche d'or, produit dans l'auditoire qui l'entend On dit Sa
“ (randeur aime à visiter son pèlerinage diocésain.
june impression inoubliable.
que
… Aussi me semble-t-il que lorsque l'heure ser:
“. venue pour Elle d'aller recevoir là-haut la cou-
ronne de justice, une de ses dernières pensées, un | :
de ses derniers regards sera pour le sanctuaire de En finissant
la Vierge du Rosaire, qui à daigné, dans le cour érudit, un arcl
de son laborieux pontificat, manifester si vi M. Sulte, notre
siblement ses bontés sur ce coin de terre de son sans quelque
diocèse... | paroisse du Cap
Je ne dois pas non plus, en terminant cette | archives une am]
esquisse des agents dont s'est servi la sainte Il y verrait en
Vierge duns la formation du pèlerinage du Cap vicilles construc
omettre de mentionner M. l'abbé Duguay, curé siècle : la résiden
actuel de la paroisse. Disciple du regretté grand lesquels ressemb
vicaire Désilets, il a hérité du manteau de son ztkh qui jasent ensem
et de sa charité. 1l est tout à fait dévoué auxk
intérêts du sanctuaire et de la paroisse. Atk
milieu des nombreuses occupations de son minis}
tère, il trouve encore le temps de s'occuper dal
archives et de copier de sa propre main de vieu
et volumineux documents.
Enfin, si je ne craignais pas de pousser tro
loin ma thèse des agents rrovidentiels, j'ajouteraik que Léon XIII l'illustre Léon XIII est venik
lui-même se mêler au concours. Par l'obligatiol
qu'il a faite aux enfants de l'Eglise de récital
annuellement le Rosaire dans le mois d'octobre
il a consacré notre sanctuaire du Rosaire et lui
promis, pour ainsi dire, l’immortalité.
re del
ours
Si vi-W
e SON
cette
Sainte
Cap
, Curé
gran bn zèle À lé aux . At minis er des
vieui®
r troph uteraxlh t venih igatioif réciteh xctohrel
t uit
En finissant ce petit travail, j'ajouterai qu'un érudit, un archéologue, comme, par exemple,
M. Sulte, notre savant historien, ne ferait pas
| sans quelque intérêt le pèlerinage à la vieille | paroisse du Cap. Il trouverait surtout dans les
| archives une ample matière à sa soif de connaître.
Il y verrait en outre, avec un cœur ému, deux
vieilles constructions datant du dix - septième
2 siècle : la résidence des jésuites et le moulin banal,
lesquels ressemblent à deux vieux amis voisins
qui jasent ensemble du bon vieux temps.
ne
M. L'ABBÉ LUC DÉSILETS
En l’anné mon entrée :
la, comme le
cros d'émot
paternel ave
et Je francl étranger pq séminaire, € laient, ces 6 costume u présentent Nicolet et ensemble dé profonde et Je ne md Le soir
vrande sal
En l’année 1848, j'avais le bonheur de faire mon entrée au séminaire de Nicolet. J’arrivais là, comme la plupart des autres élèves, le cœur uros d'émotions. Je venais de quitter le toit paternel avec tous les êtres chéris qui l’habitaient, et je franchissais le seuil d’un autre toit bien étranger pour moi. Cette grande maison du séminaire, ces nombreuses soutanes qui y circulaïent, ces élèves si variés d'âge et de figure, en costume uniforme, les aspects poétiques que
présentent les vieux pins, la jolie rivière de
Nicolet et les alentours du collège ; tout cet
ensemble de choses firent sur moi une impression profonde et teinte d’une certaine mélancolie, Je ne me lassais de regarder et d'examiner... Le soir de ce premier jour surtout, dans la
grande salle de récréation, mes yeux et mon
esprit furent au comble de l'intérêt en entendant parler avec bruit, en voyant Jouer ou se promener tous ces enfants et tous ces jeunes gens. Les grands en particulier attirèérent mon attention, Ils me paraissaient des personnages tout à fait importants, à leur attitude et à leur manière de causer. Me trouvant près d’un ami d'enfance qui m'avait précédé d’un an au collège, et qui par là même était en connaissance avec les anciens élèves, je lui fis quelques questions sur certains écoliers dont la figure et l'air me frappaient davantage. Entre autres remarques qu'il me fit, fut celle-ci :
— Vois-tu ces grands élèves qui se promènent là ? Eh bien ! ce sont, les uns, des rhétoriciens, et les autres, des philosophes.
Des rhétoriciens et des philosophes ! qu'est-ce que c'est que cela ? me dis-je intérieurement.
— Ce sont les premiers de la communauté, continua mon petit ani, et il en est parmi eux qui ont de grands talents, entre autres ces deux qui passent actuellement devant nous. Ils sont tous deux des compositeurs distingués et les membres les plus brillants de l’académie,
J'en voyais des chandelles ; et je ne comprenais
qu'à demi ces observations si nouvelles pour moi
Lo