SCÈNE VIII
GABRIEL, seul. Oli! oui, oui, je veux la revoir! je veux réparer ma stupide entrée de jeu de ce matin. Ce que c'est pourtant qu'une imagination frappée... j'auraisjuré....
AIE . J'en guette un petit de mon âge.
Oui, ce matin , dans mon erreur profonde , D'avoir raison j'étais bien convaincu.
On m'aurait dit les plus bell's clios's du monde. Je repondais par un seul mot... J'ai vu !
Pour soutenir que c'était elle.
Je me serais fait couper par quartiers ! Et, ma foi, sans ces bienheureux souliers, J' n'aurais pas rompu d'un' semelle.
Et cependant , un pouce do dilTérence!.. (Les considérant.' Est-ce mignon! ("est pour chausser une biche... Quelle tige fine et musculaire doit s'éle- >er de là-dedans... pour se perdre dans une inliuité de contours tous plus gracieux les uns que les autres. Oh! scélérat de Candide! comme tu raonies ton imagination! (il s'est assis et les contemple.) C'est un iiied de reine! Le Prince, qui est entré sur les derniers mots, a|)erçoit Gabriel tenant les souliers roses qu'il regarde avec admiration.)