SCÈNE m
<iABKiEL, FERDINAND.
FERDINAND
Cialiriel. d'où vient ta surprise?
GABRIEL
AIR : Alerte.
C'est elle ! (bis) Qui l'eût dit?
J'en suis interdit!
C'est elle! (bis) J'en perds l'esprit.
FERDINAND
Voudrais-tu ni'cxpliquer la cause?...
G.VBRIEI..
Mon cher, c'est mon domino rose :
'iiihricl, Ferdinand , Céleste.
■ l'erdinand, Gabriel, Céleste.
FEBD1NAM>.
Ton (liiniino?
GABKIEL.
Quel désespoir :
Le rose, je viens de le voir...
El je vois tout en noir :
ENSEMBLE
C'est elle ! etc., etc.
FERDINAND
Mais es-tu bien sûr?. .
GABRIEL
Mon ami , je n'ai vu l'une et l'autre qu'un instant , c'est vrai ; mais si l'autre n'est pas identiquement la même que l'une, je voue mon nez et mes yeux aux lunettes pour le reste de mes jours.
FERDINAND
As-tu réfléchi, Gabriel, que tu ne peux compromettre Céleste sans accuser aussi sa compagne de tous les instans.... ma femme?
GABRIEL
.l'avoue, colonel, que je n'y ai nullement réfléchi... Si j'avais pu prévoir... je t'aurais conté Ihistoire des deux dominos comme s'il n'y en avait qu'un... Mais j'ai un esprit dont la présence ne se fait sentir qu'à do si longs intervalles....
Et le domino noir est resté masqué?
GABRIEL
Oh ! masqué hermétiquement... Je défie qu'on donne sur le bout de soi» liez le moindre renseignement.
FERDINAND
C'étiii telle!.. Ohl bien certainement si Tune était Céleste....
GABRIEL
Four3t"^ Céleste, c'est prouvé, comme deux et trois font cinq, colonel.
FERDINAND
Prouvé par tes yeux?.. Mais si tu as mai vu...
GABRIEL
Errare Hu^kiANuM EST... Il est pemils de voir trouble... mais je t'ai dit qu»' jo m'étais mis en tète de retrouver ce petit masque rose . que pour cela j'avais fait des niaiseries; eh bien! ces niaiseries-là seront dos preuves aujoui-
dhui. FERDINAND.
Et ces preuves où sont-elles?
G.VBRIEL.
A mon domicile.
FERDINAND
Viens-y tous deux... La marquise! qu'elle ne nous voie pas... parlons.
(Il sortent parle fond.)