SCENE V
M-»»DE LUCY, setile.
Enfin me voilà seule; leurs soins, leur amitié, tout m'est à charge ; pai-miles chagrins des femmes, il en est un que l'on ignore ou qu'on ne compte pas!., ne pouvoir pleurer seule j et pourtant il est cruell Sentii' U tulriOslté chercher sttr Totrè flsftge /
LE MAGASIN TfiâATRAL.
épier dans vosyeux, poursuivre au fond de TOtre âme le secret qu'on yeut se cacher à soi-même , le mal qu'on veut oublier , pour tâcher d'en guérir! Oh! mon Dieu! que la vie est triste!., si je pouvaispartir... quitter la France?.. Avoir placé son bonheur surun bien... etleperdre !.. Perdre tout!., tout?., oh, non! ma fille me reste!., ma fille!., ah, sans elle!..
Air: Reviens à mot. (Romagnesi.)
O mon enfant, que devenir Si ton doux nom ne me protège ?
Chaseerai-je le souvenir Qui partout me suit et m'assiège î Oui, ma fille est mon seul trésor > Sa tendresse doit m'être chère !
Oublions tout, et soyons mère Pour aimer qnelque chose encor l
Elle sera heureuse, elle; son bonheur? c'est encore un but, un intérêt dans ma vie ;i'y veillerai. Oh, je veux le lui recommander à lui; qu'il la chérisse toujours; qu'il ne chérisse qu'elle... Ecrivons-lui. {Elle s'assied à une table , écrit et prononce haut quel' ques phrases de sa lettre.) «Elle est si jeune!.. » Elle aurait si long-temps à souffrir si votre «inconstance... Oh, rendez-la heureuse !.. » Je vous le demande au nom de... [la porte à gauche s'ouvre. ) Encore !.. qui vient ici ?. Elle se lève ; Léopold entre.