SCENE Vr
CATHERINE, BRIOLET.
BRIOLET. C'est lui même madame Catherine: vous permettez?.. [Il l'embrasse.) Et bien content de vous revoir, allez!
CATHERINE. Moi aussi , M. Briolet!..
mais par quel hasard?., moi qui vous croyais à deux cents lieues de paris !.. Estce que vous auriez quitté le service de l'oncle de madame, de M. Léonard?
BRIOLET. Du tout, madame Catherine.
CATHERINE. Il VOUS a donc cnvové à Paris pour affaires ? ''
BRIOLET. Du tout madame Catheriri^^
CATHERINE. Cependant vous y êtes.
BRIOLET. Certainement que j'y suis fr..
Et lui aussi !..
CATHERINE. Ah, Bah!..
BRIOLET. Oui, oui; il est là, dans la cour, avec Jean, et pendant qu'il fait descendre de notre chaise de poste un cadeau qu'il apporte à mademoiselle Cécile pour la noce, moi je suis monté, et vite, et vite, pour vous embrasser d'abord.
CATHERINE. C'cst bien honnête à vous!
BRIOLET. Puis pour vous demander des nouvelles de votre fdle , mademoiselle Toinctte: est elle toujours aussi agréable, oussi gentille ?
CATHERINE. Dcpuis dix aus que vous ne l'avez vue, je crois bien i ellejest mieux encore !
BRIOLET. Je m'en doutais!., et lorsqu'autrefois j'envisageais sa tournure, sa figure, sa... ses... son..., enfin suffit, je me suis toujours dit que ca ne pourrait que croître et embellir!., aussi. Je vous en avertis, madame Catl'.orinc, je reviens diablement amoureux.
CATHERINE. En vérité?... Eli bien! il n'y a pas grand mal à ça, monsieur Briolet.
BRIOLET. Ah! voilà qui est parler!...
Mais expliquez-moi donc pourquoi nous n'avons trouvé personne en bas?
CATHERINE. Vous allez le coniprcndre'; c'est que je suis toute seule. "'
BhiOLET. Ah! oui, c'est une faîsohîjj mais j'entends mon maître.
LE MAGASIN THÉATllAt.