‹ Un secret de familleChapitre 6 sur 33 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

CATHERINE, LÉONARD, BRIOLET.

LÉONARD. Bodjour, Catherine , bonjour!

CATHERINE, faisant la révérence. Monsieur...

LÉONARD. C'est moi, ma bonne, c'est moi!.. (// lui pince la joue.) Comment donc? mais toujours Iraiche!.. Ah ça, où «st tout le monde? ma nièce Clarisse, ma petite nièce Cécile, que je les embrasse !

CATHERINE. Elles Tont rentrer, monsieur. Comme elles seront surprises de TOUS voir!

LÉONARD. J'espère qu'elles en seront contentes.

CATHERINE. Sans doute : ohl elles ne tarderont pas, car, à cette heure, la cérémonie doit être terminée.

LÉONARD. Comment, la cérémonie?,.

Quelle cérémonie ?

CATHERINE. Et mais , le mariage.

LÉONARD. Mariée!.. Cécile.

BRIOLET. Mademoiselle Cécile !

CATHERINE. Elle-même, LÉONARD. Mariée!.. Payez donc doubles guides aux postillons ! brûlez donc le pavé!., faites donc deux cents lieues poiuêtre témoin !.. elle ne pouvait pas m'attendre dix minutes ? que diable ! un oncle, ça s'attend toujours!.. Elle était donc bien pressée!

CATHERINE. Dam! quand on aime son futur.

LÉONARD. On doit aussi aimer son oncle.

CATHERINE. Est-ce qu'on vous avait invité?

LÉONARD. Pas du tout; mais un oncle est invité-né.

CATHERINE. Vous croyez qeut-être qu'il y a une noce, des fêtes? Pas le moins du monde ! les témoins seuls ont été appelés, et madame n'aura pas voulu sans doute /déranger ses parens, puisque tout devait se passer sans bruit.

LÉONARD, Sans bruit, dis-tu? Oh! que non, ça ne se passera pas sans bruit ; j'en ferai, moi, et beaucoup.

CATHERINE. On n'a invité personne, et madame d'Aubray, une amie d'enfance de madame, qui voyageait depuis un an et qui est arrivée de la Suisse hier soir, n'a pas même été prévenue.

LÉONARD. Ça m'cst égal!., une amie!., «ne amie!., ce n'est pas un oncle.

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