‹ Un secretChapitre 42 sur 59 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

FAN>'Y, seule.

Il semble que ce soit un rêve, un rêve affreux! de()uis le mont'pt oîi cette cruelle accusation m'a frappée d'un couy que je croyais mortel, à peine ai je retrouvé le sentiment confus de ce qui s'est passé .. Combien de temps a duré mon évanouissement?... je l'ignore.-, le reste dft la nuit, une fièvre violente a troublé ma raison... ce matin seulement, je me suis souvenue... Hors de moi, égarée, j'ai couru chez cet homme, chez ce Lou-i^tal... je l'ai prié, supplié, mais en vain !... Ahl ce n'est pas pour moi que je me suis humiliée ainsi... Cette preuve qui est entre ses mains, je voulais la reprendre pour l'anéantir, et non pour me défendre. Que Dieu me préserve de celte extrémité 1... Si mon mari, dans un mouvement de colère, s'est oublié jusqu'à me méconnaître, la reflexion doit lavoir éclairé... Je le ramènerai, j en suis certaine, sans être obligée de prononcer le dernier mot...

Air du Protégé (de Doclie).

Devant la femme à son amour bien chère Dès qu'un époux, hélas 1 se sent rougir, La lionle entre eux élève une barrière

Que l'amour ne peut plus franchir.

Ah! soyons la seule Ticlime,

Il faut me taire, je le doi ;

Je veux lui laisser son estime

El garder les chagrins pour moi.

Il va venir, je tremble!... Remettons-nous, son cœur me comprendra, je l'espère... C'est lui!... allons, du courage!

Elle s'assied.

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