LE COL DE POENTJAK
dans toute sa splendeur. Cette route est fréquentée par une foule presque ininterrompue de porteurs indigènes qui se suivent à la file indienne, transportant, sur de flexibles bambous, les produits de la montagne, principament des pommes de terre et des oignons : ils vont ainsi jusqu^à Batavia, tout comme si le chemin de fer n'existait pas. Us marchent nus, n'ayant pour tout costume qu'une culotte courte et un chapeau en bambou, et je ne me lasse pas d'admirer leurs corps, d'une beauté sculpturale ; les femmes, même les plus laides, ont des gestes nobles et des attitudes classiques.
Après une journée passée à Buitenzorg, où j'ai rendu mes devoirs au gouverneur et à tous ceux qui ont bien voulu faciliter mon voyage dans Tintérieiir, j'ai repris le train poar Batavia, où, à cause du changement de mousson, j'ai trouvé une chaleur plus forte encore que lors de mon premier séjour.
Quatre jours après, je voguais vers l'Europe.
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