SCÈNE IX
GODIVET, seul.
Ils s’en vont bras-dessus, bras-dessous... Estil.bon enfant, le patron? A-t-il de l’aplomb , son ami? Quel toupet ! c’est de la démoralisation perfectionnée! moi, Godivet, adolescent vertueux , sans tache et aussi pur que le jeune agneau qui tettesa mère, je ne puis voir tant d’immodestie sans en être incommodé... Ab ça ! est-ce qu’il m’en pendra autant au front quand je serai l’époux de ma Nonorc ? Ma Nonore , dont les doigts jolis tressent si bien les bretelles de caoutchouc; car, elle en fait, et j'en porte lue très belle paire de bretelles de caoutchouc . Avec tout ça , ma position est critique et gênante... que dois-je faire? Avertir le patron serait du devoir d’un honnête homme... oui; mais dénoncer, ne serait-ce pas le fait d'un pas grandiose? N importe ! je veux être l’image de la fidélité, et voici mon raisonnement... Que fait le chien la nnit quand on vient voler son maître 3 Il aboie !.. Que vient faire M. Molard chez le patron ? Lui dérober son honneur!.. Eh bien!
je serai le caniche de la maison.
Au : Pluonj U paît.
Oui , j’aboierai ,
L’honneur le veut., je dois le faire !
Et mon nom sera célébré ,
Comme le chien de Bélisaire...
Oui , J'aboierai ,
Comme uu boul’-dogue J aboierai.
Il imite k cbiru.’-
Oh ! j'entends M"’ Blaveau , n’ayons pasl’air et allons me reposer à l’étude. (n MrL )