SCÈNE X
M” BLAVEAU. seule.
Ah! M. Blaveau, vous êtes jaloux!.. En tout cas, vous n'étes pas adroit... J’étais là... près de 1 escalier... j ai entendu votre conversation avec M. Molard... votre digne ami!.. Après les marques d'attachement que vous avez reçues de votre femme, vous doutez encore de sa vertu , comme si ma conduite avait jamais donné lieu au plus léger soupçon... vous jouez là , messieurs une partie bien dangereuse.
Air : Plu» tpà'un niDiotiuairr. '«n'UTWn,)
L’idée est folle et neuve ;
Mais il fallait songer.
D’une pareille épreuve Quel est tout le danger !
La femme qu’ou accuse ,
Croyez- moi , bons époux ,
Quand il s’agit de ruse ,
Est plus fine que vous.
Il est vrai que le dandy provincial n’est pas bien redoutable. (Riant.) Ab ! ah ! allez, M. mon mari , tendez vos pièges. Je me tiens sur la défensive, et je vais prendre mes précautions; un écrit de ma main placé dans ce secrétaire me donnera la liberté d’agir. . . hâtons-nous.
(Elle m dirige du cdté du secrétaire, quand Godivet entre portant un beau bouquet.)