‹ Un service d'ami vaudeville en un acteChapitre 18 sur 32 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

BI.AVEAU , M- BLAVEAU.

Il" BLAVEAU , ù part.

Mon mari! (Haut.) Venez, Monsieur, que l’on vous gronde... Comment, quoique malade, vous êtes sorti ? quelle imprudence !

BLAVEAU.

J’espérais qpe le grand air me ferait du bien... Et puis, c’est Poly carpe qui m’a entraîné.

M"* BLAVEAU.

C’est , sans doute , de concert avec toi qu’il m’a envoyé ce joli bouquet? Merci, mon cher Anténor, je n'avais pas besoin de cette galanterie pour être certaine de ton amour.

BLAVE AU , k part.

Un bouquet ! c’est drôle ! Molard ne m’en a pas dit un mot... ah! ah! (Haut.) Ma chère amie, je n'accepte pas un compliment qui ne m'appartient pas ; c’est à Polycarpe seul qu'il faut l'adresser. (a part.) A la bonne heure , il commence à se former. (Haut.) Ah! à propos de Molard , j’avais oublié de te dire qu’il dîne avec nous ; il sera ici dans un instant ; va mettre un bonnet... quelque chose de joli, de coquet... j’aime que mes amis te trouvent la plus belle de toutes les belles.

M®* BLAVEAU.

Tes moindres désirs sont des ordres pour moi. Mais que \ ois-je? encore la clé à tou secrétaire... c'est d'une imprudence!., les domestiques vont et viennent dans ce salon. (Elle prend la clé et la lui remet.) En vérité, mon ami, tu n’es pas plus soigneux de ton argent que tu n’es jaloux de ta femme. (EUe sort.)

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