M“* B LAVE A U
En vérité, tnonsieur.je ne saisce qui doitm'étonner le plus, de la persévérance que vous mettes à m’entretenir d'une passion offensante pour moi, ou de la confiance aveugle que mon mari met en vous.
UOLABD.
Mais cet ami, que vous accuses, n’a vu en vous qu'une femme sans défense , et il vient pour vous protéger et vous offrir tout ce que son cœur d’homme renferme de feu et d’aniour !
M“* BLAVEAU.
Moi, me soupçonner ! lui, si peu jaloux de sa femme!
MOLABD.
Lui, peu jaloux?.. Mais apprenez donc , madame, que r’estparson ordre à lui, Anténor, que je vous offre mon cœur... Mais ce qui ne «levait être qu’une comédie , est une réalité ! Lui, galant!.. Mais pensa-t-il jamais à vous envoyer un simple bouquet de violettes? Pensa-t-il jamais à vous envoyer une parure tant désirée par vous?.. Eh bien ! cet écrin , je vous l’offre, moi , je le mets à vos pieds.
M— BLAVEAU.
En vérité , monsieur, vous jouez un singulier rAie dans une bizarre comédie.
MOI. VHD , a part.
Essayons l’effet du poignard. (Haut.) Une comédie! Ah! craignez de la voir finir en drame bien noir et bien sanglant!.. Car je vous le dis encore, mon cœur est blessé... Je suis à vous, à vous pour la vie!.. Et s’il faut renoncer au plaisir de vous voir... le fer ou le poison m'assurera la tranquillité , et le repos éternel !
M“’ BLAVEAU.
Vous m’effrayez , monsieur !
molabd , a pan.
Je l’effraie... ça va très bien !
M" blavf.au , à pari.
H est fort amusant... Et tout cela sert merveilleusement mes projets.