MOI.ABD
Est-ce ma mort que vous voulez?.. Dites, dites... et un couteau-poignard...
M“* BLAVEAU.
Malheureux ! qu’allez-vousfaire?.. Ob ! vivez, vivez pour moi!.. Oui, monsieur, sivotreamour est sincère, je vous pardonne , je vous plains!..
MOLABD.
Vons me plaignez !.. ob! ce mot, laissez-le descendre bien avant dans mon cœur... Vous me plaignez, n’est-ce pas? vous ne voulez pas ma mort !
K" BLAVEAU.
Vous, mourir ! mourir si jeune ! vous , aver tant d’esprit, d’adresse, de galanterie !..
MOLABD.
Amélie , serait-ce déjà l’amour qui vous aveu- ; gle ainsi... Parlez, parlez, est-ce l’amour?
M*’ BLAVEAU.
Une femme peut-elle avouer...
MOLABD, hors de lut.
C’est vrai ! n’avoue pas , n'avoue pas!.. 0 ma chaste Amélie! mais laisse-mol devmerl tu me rends à la vie... A toi , mon âme ! à toi tout mon amour !..
(Il tombe à ses genoux et s'empare d’une de ses mains qu'il couvre de baisers. Bruit au dehors.)