SCÈNE III
BLAVEAU, GODIVET, deux brochures à 1a main.
GODIVET.
Ab! mon Dieu, patron, vous êtes rouge comme un buisson d’écrevisses...
BLAVEAU.
Godivet, souille-moi sur le front... ami, souffle encore... souffle toujours !
godivet, soufflant.
Toujours! dam... c’est que... c’est bien long !
BLAVEAU.
Merci., merci... tu m’as ôté un poids énorme que j’avais sur la tète !..
godivet.
Tenez, patron, voilà une pièce de théâtre que Madame vous envoie... Elle dit que ça vous distraira...
BLAVEAU, prenant la brochure.
Donne vile , car j’ai besoin d’une foule de distractions. (Après avoir regardé le titre de Ia brochure.) Un de plus! Ah ! madame Blaveau! madame Blaveau! c’est une mystification... ou un avertissement du ciel.
godivet.
Oh ! suis-je béte, patron ! Un de plus ! ça me regarde... J’apprends nn rôle dedans pour le jouer à Chantereine... Voilà votre pièce, à vous : Trop heureuse, ou le jeune ménage.
BLAVEAU.
C’est bon, Godivet, c’est bon... laisse-moi seul.
GODIVET.
C’est vous laisser en bonne compagnie.
BLAVEAU.
Flatteur!.. (Durement.) Allons, va-t’en !