‹ Un soldat de l'empire [microforme]Chapitre 3 sur 5 · DAT · texte numérisé non relu

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Suchet, Ney, qui deux fois lui conserva la vie, Victor et Masséna, le duc de Dalmatie,

Lui jetaient, en passant, un glorieux rayon ;

Son œil suivait {oujours, dans sa course rapide, Brillant comme un soleil dans ce groupe splendide,

‘L'image de Napoléon.

Il vous voyait encore, Ô longs jours de souffrance,

Où l'Espagnol sans cesse altéré de vengeance,

Les frappait isolés, sans appui, sans secours.

Quelque fois la victoire, au fort de la bataille,

Fuyait loin de leurs rangs dans des flots de mitraille Mais la gloire y restait toujours.

De la captivité les angoisses sans nombre, Chaînes brisant le corps et cachot {oujours sombre, Avec ses compagnons, la douleur et la faim, Où jamais le sommeil ne fermait sa paupière, Où le ciel refusait souvent à sa prière,

Une onde pure, un peu de pain ;

Epouvantables nuits dans la forêt passées,

Où des hordes sans frein, sur sa trace empressées,

Le poursuivaient toujours de leur glaive vengeur ;

De tous ces mauvais jours le souvenir terrible

Dont son cœur conservait la trace inextinguible, Le glaçaient encore d’horreur.

momo

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