MAXIME, PAUL, LA COMTESSE, LE COMTE
LA COMTESSE, paraissant au fond. Comment, monsieur le comte, depuis une heure que ce scandale a eu lieu, vous ne bougez pas!
LE COMTE, tenant un journal. J'étais absorbé par la lecture du Moniteur...
LA COMTESSE. Eh! votre Moniteur!... (Descendant la scène.) Ah!... voici cet homme.
LE COMTE. Comtesse, de la prudence... Sa mine ne me revient pas... figure de soudard...
MAXIME, à Paul. Présentez-moi.
PAUL, troublé. Oui... certainement...
MAXIME. Allons, ferme.
PAUL^ avec embarras. Ma tante^ j'ai l'honneur de vous présenter...
MAXIME, à mi-voix, à Paul. Mon ami...
PAUL. Mon ami...
MAXIME, de même. Maxime Grandier...
PAUL. Maxime Grandier...
MAXIME, de même. Lieutenant aux spahis d'Oran. .
PAUL. Lieutenant aux spahis d'Oran.
LE COMTE, à la comtesse. Hum! un spahi,.>i
LA COMTESSE. Cc sout tous mauvais sajets!/
MAxiME, saluant. Madame la comtesse... monsieur le comte... ,.'| ]i j,!,,,,,. Hii).
LA COMTESSE, à Paul. MoDsisur est depuis longtemps votre ami?
PAUL, que Maxime encourage. Oh! oui, ma tante... depuis ce matin.
LA COMTESSE. Ah !... (Elle fait signe au comte de parler.)
LE COMTE. L'entrée de Monsieur a eu lieu soug des auspices assez... assez....
LA COMTESSE. Bizarres.
MAXIME. C'est vrai, Madame ; mais je n'avais pas la liberté du choix.... Je vous fais mille excuses de mon apparition un peu brusque peutêtre.
LA COMTESSE. Il y 3 un moyen bien simple de vous la faire pardonner. (.4 mi-voix, à son mari.) Monsieur le comte, voici le moment de vous montrer.
LE COMTE, à mi-voix. Vous croyez?... trèsbien (i)!... [Haut.) Oh! mon Dieu, oui, il est un
1 Paul, Maxime, le Comte, la Comtesse.