‹ Un spectacle dans un fauteuilChapitre 21 sur 82 · LE LIEUTENANT · texte numérisé non relu

LE LIEUTENANT

Parbleu ! ma chère enfant , je vous reconnais bien. J'en suis au désespoir , mais je suis ma consigne. Si Frank est votre amant, tant mieux : je n'en crois rien. Ce serait un honneur dont vous n'êtes pas digne.

BELCOLORE.

S'il n'est pas mon amant , il le sera ce soir.

Je l'aime ; comprends-tu ? Je lairae. — Il m"a quittée ,

Et je viens le chercher , si tu veux le savoir.

LES SOLDATS

Quelle tète de fer a donc cette effrontée,

Qui court après les gens , un stylet à la main ?

BELCOLORE.

Il me sert de flambeau pour m'ouvrir le chemin. Allons , écartez-vous , et montrez-moi la porte.

LE LIEtJTENANT.

Puisque vous le voulez , ma belle , la voilà.

Qu'elle entre, et qu'on lui donne un homme pour escorte.

C'est un diable incarné que cette femme-là.

{Belcolore entre dans le palais. — Entre Frank couronné, achevai.)

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