ACTE V, SCÈ?»E III
Je sais que je suis belle , et plusieurs m'ont aimée , 3Iais je t'appartenais , jai gardé ton trésor.
( Elle tombe dans ses bras. )
FRANK , se levant subitement.
(Quelqu'un est là , c'est vrai.
DEIDAMIA.
Qu'importe? Charle, Charle!
FRANK
Ah ! massacre et tison denfer ! — C'est Belcolor ! Restez ici, Mamette, il faut que je lui parle.
( // saute par la fenêtre. )
Mon Dieu ! que va-t-il faire ; et qii'est-il arrivé? Le voilà qui revient. — Eh bien ! l'as -tu trouvé?
FRANK, à la fenêtre, en dehors.
Non , mais par le tonnerre il faudra qu'il y vienne. Je crois que c'est un spectre , et vous aviez raison . Attendez-moi. — Je fais le tour de la maison.
DEIDAMIA , courant à la fenêtre.
Charle, ne t'en vas pas ! S'il s'enfuit dans la plaine, Laisse-le s'envoler, ce spectre de malhein-.
( Bclcolore paraît de Vautre côte de la fenêtre et s'enfuit aussitôt. ) Au secours ! au secours ! on m'a frappée au cœur. ( Déidamia tombe et sort en se traînant. ) LES MONTAGNARDS, accourant au-dchors.
Frank! que se passe-t-il? On nous appelle, on crie. Qui donc est là par terre, étendu dans son sang? Juste Dieu ! c'est Mamette ! Ah ! son a me est partie. Un stylet italien est entré dans son flanc. Au meurtre ! Frank , au meurtre !
FRANK, rentrant dans la cabane, avec Déidamia morte dans ses bras.
0 toi , ma bien-aimée !
Sur mon premier baiser ton amc s'est fermée. Pendant plus de quinze ans tu l'avais attendu , Mamette , et tu t'en vas sans me l'avoir rendu.