‹ Un spectacle dans un fauteuilChapitre 53 sur 82 · ACTE I, SCÈTÎE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈTÎE III

Pâles toutes les deux , toutes les deux craintives , Frêles comme un roseau, blondes comme les blés. Prêtes à tressaillir , comme deux sensitives Au toucher de la main. — Tous mes sens sont troublés. Je n'ai pu leur parler , — jagissais dans la fièvre ; Moname à chaque mot arrivait sur ma lèvre. Mais elles, quel bon goût! quelle simplicité! Ilélas ! je sors d'hier de l'université.

(Entrent Laerte, et Iras un cigarre à la bouche.)

LAERTE

Eh bien ! notre convive, où ces dames sont-elles?

iF.rs.

Quoi ! vous sortez de table , et vous ne fumez pas.

siLvio , embrassant Laerte.

0 mon père ! ô mon duc ! Je ne puis faire un pas. Tout mon être est brisé.

{Ninon et Ninette paraissent. )

IRUS

Voilà ces demoiselles.

ISinon , ma barbe est fraîche , et je vais t'embrasser. {Ninon se sauve. — Iras court après.)

LAERTE

Ne sauriez-vous , Irus , dîner sans vous griser ?

( Ils sortent en se promenant .)

A QUOI RÊVEWT LES JEONKS FILLES.

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