ACTE I, SCÈ>E IV
Il VOUS provoquera , sa chandelle à la main.
Vous la lui soufflerez du vent de votre épée.
S'il ne reste par terre une tête coupée,
Il y pourra du moins rester un grand seau d'eau ,
Que Flora lestement nous versera d'en haut.
Ce sera tout le sang que nous devrons répandre.
Les valets aussitôt le couvi-iront de cendre ;
On ne saura jamais où vous serez passé ,
Et mes filles crîront : — 0 ciel ! il est blessé !
Je n'achèverai pas cette plaisanterie.
Calculez , mon cher duc , où cela mènera. Savez-vous , puisqu'il faut enfin qu'on nous marie , Si je me fais aimer, laquelle m'aimera?
LAERTE
Peut-être toutes deux , n'est-il pas vrai , mon gendre ? Si je le trouve bon , qu'avez-vous à reprendre ? 0 mon fils bien aimé ! laissons parler les sots.
SILVIO
On a bouleversé la terre avec des mots.
LAERTE
Eh ! que m'importe à moi ? — Jen'ai que vous au monde Après mes deux enfans. Oue me fait un brocard ? Vous êtes assez mûr sous votre tête blonde