ACTE II, SCÈ5E V
NINON
Mon père , permettez à deux infortunées
D'aller finir leurs jours dans le fond d'un couvent.
LAERTE
Ah ! voilà ce matin par où souffle le vent.
NINETTE
Mon père et mon seigneur, vos filles sont damnées. Elles n'auront jamais que leur Dieu pour époux.
Voyez , mon cher Irus , jusqu'où va votre empire. On prend toujours le mal pour éviter le pire. Mes filles aiment mieux épouser Dieu que vous. Levez-vous , mes enfaus ; — je suis ravi, du reste , De voir que vous aimez Silvio toutes deux. Rentrez chez moi . — Ce jour doit être un jour heureux . Et vous , mon cher garçon , allez changer de veste.
IRUS
Ai-je du sang sur moi? 3Ion oreille me cuit.
SPADILLE
Oui , monsieur.
QUINOLA
Non, monsieur.
mus.
Je me suis bien conduit.
( Exeunt. )