‹ Un spectacle dans un fauteuilChapitre 82 sur 82 · CHANT III · texte numérisé non relu

CHANT III

Alois , comme autrefois Constance pour Camille , Elle prit son poignard et coupa ses habits. u Vendez-moi maintenant , dit-elle , et pour le prix Nous n'en parlerons pas. » Ainsi la pauvre fille Vint reprendre sa chaîne aux barreaux d'une grille, Et rapporter son cœur aux yeux qui l'avaient pris.

Et si la vérité ne m'était pas sacrée ,

Je vous dirais qu'Hassan racheta Namouna j

Qu'au lit de son amant le juif la ramena j

Qu'on reconnut trop tard cette tête adorée j

Et cette douce nuit quelle avait espérée,

Que pour prix de ses maux le ciel la hii donna.

Je vous dirais surtout qu'Hassan , dans cette affaire , Sentit que tôt ou tard la femme avait son tour , Et que l'amour de soi ne vaut pas l'autre amour. Mais le hasard peut tout , — et ce qu'on lui voit faire Nous a souvent appris que le bonheur sur terre Peut n'avoir qu'une nuit , comme la gloire un jour.

^AIBILIâc»

Pages.

Au lecteur. 5

Dédicace. 7

La Coupe et les Lèvres. 23

A quoi rêvent les jeunes Filles. 119

Namouna. i83

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