‹ Un système chimique nouveau [microforme]Chapitre 1 sur 42 · PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION

Frappé des contradictions que l'hypothèse atomique de Dalton a fait naître dans l'étude de la chimie, l’auteur de ce volume a entrepris, il y a aujourd'hui plus de trente-huit ans, la publication d'une série d'articles, en vue de définir, comme il l'avait annoncé déjà en 1853, … les principes qui pourraient servir de base à une théorie rationnelle de la chimie. » Il se proposait, en même temps, d'élargir la science chimique tout en la simplifiant. Depuis cette époque, il s'est appliqué à réaliser le projet qu'il avait conçu en 1848 et formulé, avec plus de détails, en 1853. |

Des progrès marquants ont été accomplis dans l'intervalle, mais le problème fondamental dont la solution devait compléter la philosophie chimique, savoir celui de la relation entre les poids équivalents et les poids spécifiques dans les corps liquides et solides, était resté encore une question ouverte jusqu'au milieu de l’année 1886. Ce problème étant

VII Préface de la première édition.

aujourd'hui résolu, l’auteur croit avoir atteint son but et être en situation de formuler maintenant les éléments d'une philosophie chimique. Il sera permis de la désigner sous le’ re d'U» système chimique nouveau.

Estimant que toute hypothèse sur la constitution de la matière doit être écartée de la chimie pour faire partie, plutôt, du domaine de la dynamique, l’auteur s'est efforcé de définir la limite d: ces deux branches de nos connaissances. Les phénomènes de dissolution, de fusion, de volatilisation, de liquéfaction, de solidification et de cristallisation, en un mot tous les changements d'état, appartiennent, selon lui, à la chimie. En les considérant de cette façon, plusieurs problèmes des plus obscurs de la chimie lui ont paru plus clairs. Il a par conséquent cherché à exposer, d'une manière succincte, tout en se servant en grande partie de définitions données dans ses écrits antérieurs, les principes sur lesquels il croit qu'on pourra un jour édifier une chimie nouvelle.

Le lecteur voudra bien remarquer que le plan et le cadre de ce petit volume n’ont pas permis de toucher diverses questions qui ne peuvent faire partie que d’un traité de chimie théorique complet. Parmi celles-ci se trouvent la loi de la

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Préface de la première édition. IX

périodicité dans les fonctions des éléments, la question de la valence et les problèmes de la thermochimie. Ces sujets devront être traités en autres temps et lieux.

I] serait impardonnable, de la part de l'auteur, de ne pas exprimer ici ses sentiments de reconnaissance envers M. J.-B. Stallo, de Cincinnati, actuellement ambassadeur des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, auprès de Sa Majesté le Roi d'Italie, d'abord pour son ouvrage, si fécond en grandes idées, publié en 1848, sur la Philosophie de la Nature, ensuite, pour l’encouragement que son amitié lui a valu pendant de longues années, enfin, pour son remarquable travail publié en 1882 sous le titre 74e Concepts and Theories of Modern Physics, ouvrage qui a puissamment contribué à fortifier ses idées sur la philosophie chimique. C’est pour ces motifs que ce livre est dédié à M. Stallo.

Boston, janvier 1887.

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