‹ Un système chimique nouveau [microforme]Chapitre 27 sur 42 · OL · texte numérisé non relu

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La dureté et l'indifférence chimique. 57

dans les silicates naturels; on les voit surtout dans la grande distinction faite par Mohr dans sa classification minéralogique, entre l'ordre » Gemme n d'une part et l’ordre » Spath n d'autre part. Cette distinction est encore plus visible dans la subdivision en tribus que nous avons proposée pour les trois sous-ordres de silicates, lorsque nous les avons partagés, en types gemmoiïides, ou adamantoïdes d’une part et en types spathoides et hydroptathoïdes d’autre part. Quand on passe de ces trois types, qui ont une structure essentiellement spathique, au type phylloïde ou micacé, on trouve les relations du degré de condensation avec la dureté un peu obscurcies par le clivage caractéristique. La même obscurité s'observe, mais pour une autre raison, dans les corps appartenant au type colloïde, vitreux ou porodique (1) (les Porodini de

(*) L'expression porodique (en allemand porodisch) du grec rwpow, durcir, coaguler, fut proposé par Breithaupt en 1836 (Handbuch der Mineralogie 1, 324) comme synonyme de l'allemand « geronnen » (caillé, coagulé), pour désigner des corps amorphes, opalins, gélatineux ou vitreux, ne présentant pas de clivage ou d’autres indices de structure cristalline; elle correspond à lexpression colloide donnée plus tard par Graham. Breithaupt comprend parmi les espèces porodiques, outre des sulfates, des phosphates et des arséniates colloïdaux, des corps comme l’opal, la serpentine, la chrysocolle, l'allophane, la tachylite, et l’obsidienne — substances également d’origine ignée et d'origine aqueuse. Après avoir proposé l'ordre des Porodini, il distingue, plus tard,

des genres porodiques dans d’autres ordres. Voir, pour plus de détails, la Mineral Phusiology and Physiography de l'auteur, p.383.

Breithaupt), dont les espèces contiennent parfois, à l'état de mélange, des parties cristallines appartenant aux types spathiques. Nous reviendrons sur ces distinctions dans le $ 32.

Nous avons aussi signalé une relation semblable entre la dureté, l'indifférence chimique et le degré de condensation pour les oxydes anhydres, ainsi que pour les métaux et leurs combinaisons avec le soufre, le selenium, le tellure, l’arsenic et l’antimoine. Ceux-ci comprennent les genres et les espèces des diverses tribus des sous-ordres métallométalliques et spathométalliques dans le grand ordre des métallates (16).

$ 31. La relation entre l'indifférence chimique et la condensation a recu dernièrement un appui nouveau à la suite de l'étude des silicates. On sait depuis longtemps que l'acide fluorhydrique ne réagit pas avec la même facilité sur tous ces corps: les uns sont attaqués profondément et d'autres résistent presque complètement. On avait déjà reconnu comme appartenant à cette dernière catégorie, la staurolite, le zircon, et plus tard l’amphibole, le pyroxène et la chrysolithe, fait qui a permis à Fouqué de séparer ces deux dernières espèces d'une roche éruptive, des divers feldspaths et des silicates vitreux.

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